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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. i 35(Petrop. 1758 et s. in- 4 °.3 vol.) ; ses recherches eniin sur le fameuxproblème des isopérimètres. Nous ne faisons ici que tracer uneesquisse légère du tableau plus étendu que nous remplironsensuite.

En Italie, M. Gabriel Manfredi, l’un des premiers membres del’institut de Bologne , se hâta , vers le commencement de cesiècle, de rassembler les lumières éparses de cette partie ducalcul intégral que nous venons de traiter, et il y ajouta diversinventions nouvelles; c’est l’objet de sou ouvrage intitulé : Deconstructione aequationum dijferentialium primi gradus. ( Bon.1707, r«-4°.)Deux hommes encore dignes^d’une mention spécialeà cet égard sont M. le comte Jacques Riccati, et son fils le P.VincentRiccati, jésuite. L’un et l’autre ont donné, sur le calcul intégial,de nombreux morceaux d’une très-grande force. Le cas particulierde l’équation différentielle du premier ordre , que le premierproposa aux géomètres, après l’avoir résolu autant qu’il pouvoitl’être, est devenu célèbre et a retenu son nom. On a vu danscette famille presque le même phénomène que dans celle desBernoulli; savoir un père géomètre célèbre, et deux fils courantla même carrière avec distinction. Le second fils est M. GiordanoRiccati, auteur d’un traité sur les cordes vibrantes. On doit enfinciter ici parmi les géomètres Italiens de cette classe distinguée lecomte Jules Charles Fagnani, qui n’a laissé intacte aucunepartie de ce calcul, et dont les deux volumes imprimés en 17.50 ,sous le titre de Produzzioni mathematiche (in-4 0 . a vol. ), prou-vent l’habileté et la fécondité ; il a eu aussi un fils qui suit ou quia suivi la même carrière.

Nous avons parlé, à l’occasion des traités d’Analyse finie, del’ouvrage de M Ue . Agnesi intitulé : Istituzioni analytiche etc.( Milano, 1748, in- 4 °> 2 vol. ). Nous devons ajouter ici que cetouvrage contient un traité élémentaire de calcul différentiel etintégral, qui a pu être fort utile pour le temps où il parut; car ony trouve rassemblés, avec beaucoup de clarté et de développe-ment, les principaux artifices de l’intégration , avec ses usages etapplications. La seconde partie, qui a pour objet la méthodeinverse des tangentes , ou l’intégration des différentielles à plu-sieurs variables y est spécialement étendue et développée. C’estsans doute par cette raison que le cit. Cousin n’a pas jugé hors depropos de nous en donner une traduction avec des additions; cequ’il fit en 1770 sous ce titre : Traités élémentaires du calculdifj’érentièl et du calcul intégral , tirés des institutions analy-tiques de M lu . Agnesi ( Paris, in 8°. ).

Nous croyons devoir ranger parmi les géomètres Italiens lecélèbre cit. de la Grange, puisque le Piémont s’honore de lui avoirdonné naissance, et quoique d’abord appellé à Berlin, où il a fait