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un long séjour, et que la France l’ait depuis adopté, commeautrefois le grand Cassini. Il seroit trop long de dénombrer icitoutes les richesses nouvelles dont il a augmenté le trésor de l’Ana-lyse. Indépendamment de mille artifices nouveaux relatifs aucalcul intégral , on lui doit sur-tout un nouveau calcul, celuides Variations, qui est nécessaire pour la solution de nombre dequestions des plus intéressantes. On s’attend bien que nousn’omettrons pas d’en donner dans la suite une idée. Je ne doispas omettre ici M. le chevalier Daviet de Foncenex, qui a donné,dans les premiers volumes des Miscellanea phisico-mathernaticasocietatis priva tue taurinensis quelques mémoires qui font re-gretter de ne plus voir son nom dans les suivans.
Il nous faut enfin passer en France où le nouveau calcul netarda pas d’être accueilli. Le marquis de l’Hôpital et Varignon yfurent ses premiers admirateurs et promoteurs. L’Hôpital netarda pas à tenir un rang parmi ceux qui le manioient avecle plus d’habileté ; il en auroit même publié un traité, commeil avoit fait à l’égard du calcul différentiel, si la mort ne l’eûtenlevé trop promptement et s’il n’eût été informé que Leibnitzprojettoit un ouvrage sur ce sujet , qui devoit être intitulé : Descientia infiniti. 11 fut, mais bien imparfaitement, suppléé parM. Carré , dont l’ouvrage (i) est non-seulement très-incompletpour l’époque même où 11 parut, mais encore déparé par plusieursinexactitudes. 11 faut cependant observer , à la décharge de M.Carré, qu’il n’avoit entendu que donner un essai des usages de Cecalcul. Après eux MM. Nicole et Saurin le manièrent habilementet en donnèrent des preuves par l’Analyse de divers problèmescélèbres, dont les solutions étoient seulement énoncées (2). Maiss’ils manièrent avec habileté l’instrument, ils ne s’attachèrent pasà le perfectionner j c’est un objet que se proposèrent, vers lemilieu de ce siècle et au-delà, MM. Clairaut, d’Alembert, Fon-taine et quelques autres. O11 a du premier, dans les mémoires del’Académie de 1740* des recherches sur le calcul intégral , dansle résultat desquelles il s’est au surplus rencontré avec MM. Euleret Fontaine , que leurs recherches conduisoient vers le mêmetemps au même but. Je ne dis rien d’une foule de mémoires tantde mécanique que d’astronomie physique où éclate son adresse amanier ce calcul.
M. d’Alembert a donné sur-tout dans les mémoires de Berlin ( 3 )une suite de recherches profondes sur le même objet, et tousses ouvrages sont pleins d'artifices ingénieux et inconnus jusqu’à
(1) Méthode pour la mesure des surfaces, 6 'c. Paris, 17 10 > 1/1 " 4 ° •
(a) Métn. de P Acad. 1709 , 1710, 1715 , > 7 * 5 '
(3) Ann. 1746 , 1747 * &«•
lui ,