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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 161Je devois nécessairement parler ici de ce travail , mais si degrands Géomètres , tels que ceux qui sen sont occupés , nemen iinposoient pas , je croirois pouvoir dire quil est beaucoupplus ingénieux quutile dans la réalité. Ce nest, ce me semble,quavoir changé la difficulté en une autre égale ; car il est aussi-difficile et même plus dans bien des cas , de calculer un arc!dellipse ou d'hyperbole que de calculer la valeur de la diffé-rentielle proposée , en y employant le moyen utile des séries j

on en a un exemple dans celle-ci ) car la série à laquelle

elle se réduit na pas plus de difficulté que celles du cercle ou delhyperbole , puisque cest la même , multipliée seulement par

Vx, tandis que sa réduction à des arcs dellipse et dhyper-boles exigeroit des calculs immenses. Je soumets, néanmoins,cette façon de penser à celle de nos grands géomètres.

Au surplus ceci nous conduit à parler par occasion de larectification de lellipse et de lhyperbole , et peut-être ce quenous allons en dire ne paroîtra-t-il pas entièrement déplacé.

Quand on considère que lellipse est après le cercle la courbela plus familière dans la géométrie , on pourra sétonner que sarectification nait pas occupé plutôt les Géomètres ; car on nedoit regarder que comme une idée peu heureuse celle de Kepler,qui faisoit sa circonférence moyenne entre les circonférences desdeux cercles concentriques décrits sur ses deux axes. Lerreur estenorrne dans les ellipses fort allongées , dailleurs cette éva-luation nest fondée sur rien. Le P. Guldin avoit , à la vérité ,calculé à la manière dArchiinede les cordes dun polygone dungrand nombre de côtés dans une ellipse , dont les axes étoientdans le rapport de 2 à 1 , et par- il déterininoit assez exac-tement la grandeur du contour de cette ellipse. Mais ce nétoitqu un cas très-particulier parmi une infinité dautres.

Le calcul intégral donne, il est vrai, une série pour repré-senter indéfiniment latc dellipse, labscisse étant donnée ainsique la raison des axes. Tout le monde sait que a étant le grandaxe j b le petit ; et labscisse prise du centre sur le grand axe

étant x , la différentielle de larc est dx V / ( a ' ~ l,2 b . 2 * Z 2 . mais la série

y aa xx

qui en resuite devient fort compliquée dans ses coéfficiens , dontla loi nest nullement apparente. Car il a fallu dabord réduire

"K aa(a 1é 2 )ar en une série, et ensuite la diviser par celle résul-tante du développement d e~V oa xx. Dès les quatrième oucinquième termes , le calcul en devient presque inabordable ;et comme, à moins que x ne soit fort petit relativement à a ,Tome III. X