DES MAT H il MAT I QU ES. Part. V. Liv. I. a <53Vrincipioruin Cal culi dijÿerentialis et h: te palis Lxpositioelementaris , &c. ( Tuldngae , 1796 , iu-ip. ). Dans cet excellentouvrage , le cit. L’huilier développe Ja théorie des limites d’unemanière qui y jette la plus grande clarté, tant par le dévelop-pement de ses principes , que par ses applications à toutes lesquestions communément traitées avec le secours du calcul dif-féren.iei ou des fluxions , et de leurs inverses.
Je remarquerai ici en passant que la commission établie vers1780 , en Pologne, pour la réformation des études et le choixdes meilleurs livres élémentaires , adjugea le prix aux Elémensde géométrie , qu’il lui adressa à C 'tre occasion , et qu'ils furentsubis en 17V2 d’un sui plument intitulé : De relatione mutuacapacitatis et terminant m figurarum promet)ice considerata ,seu île niai'uni s et mi ni mis pars qeometriea ( /Farsav. etDresdae , 1782). C’est un traité des isopérimétres , considérésdans les figures qui font l’objet de la géométrie élémentaire ,comme les polygones rectilignes , le €■ rcle, le cône, le cylindreet la sphère, l.e cit. L Imiih-r projettoit alors une seconde partiede cet ouvrage , où il se seroit elevé à îles considérations plussublimes , au moyen de nos calculs modernes 5 mais ses occu-pations l’ont apparemment empêché d'effectuer ce projet. Il s’estborné , attendu la rareté de cet ouvrage , à en en donner unabrégé , sous le titre d ’Abrégé d’ 1 sope'riinétrie élémentaire, &c.qui lait suite à sa Po/xgonornétric (r). Ici le cit L’huilier soumetà des règles semblables à celle de la trigonométrie , le calculdes côtés et des angles de tout polygone rectiligne ; c’est uncoin , pour ainsi dire , du vaste et immense champ de la Géo-métrie , ou Euler et Lexell avoient, à la vérité, l'ait quelquesincursions , mais où le cit. L’huilier est entré profondément ,et dont il a tiré une ample moisson de vérités nouvelles etutiles. Ce n’est jias ici le lieu de nous en occuper ; mais nousespérons pouvoir , dans des suppléinens que nous projettons ,donner au lecteur une idée convenable de ce travail.
La théorie de l’infini géométrique ayant été l’occasion de cedévelopjjement de celle des limites , nous ne pouvons , cesentble, nous abstenir de dire au moins quelques mots sur ccfameux sujet , traité avec tant d’appareil dans l’ouvrage deM. de F ontenelle , intitulé : Elémens de la Géométrie del’infini ( Paris, 1727, in- 4°-)■ Le savant et ingénieux secrétairede l’Académie a entrepris d’y prouver l’existence de l’étendueinfinie ou infiniment petite, et même de leurs différens ordres j
(1) Polygonométrie , ou de la mesure des figures rectilignes , et abrégéd’isopérimétrie élémentaire , ou de la dépendance mutuelle des grandeurset des limites des figures , &c. Genève u Paris, 17^9 , 1/1-4°.