Band 
Tome troisième.
Seite
316
JPEG-Download
 

3 i 6 HISTOIRE

Delà résultera l’équation du second degré zz •+■ 3 z — \ ?

donc z=^\ / ' 1 5 —et conséquemment :r=:fVi 5 — Telleest la somme de la fraction continue dont il est question etprolongée à l’infini , et nous pouvons assurer que le mêmerésultat aura lieu si l’on s’arrête seulement après deux , troispériodes , &c. Le progrès du calcul indique aussi suffisammentqu’on ne sauroit arriver par ce moyen à une équation autreque du second degré, ce qui est fâcheux car s’il eût pu ré-sulter de là des équations de degrés plus élevés, c’eût été unmoyen très-commode de les résoudre au moins par approxi-mation.

Mais nous croyons devoir nous borner à ces traits les plusfaciles de la théorie des fractions continues, et nous termi-nerons , selon notre usage , cet article par l’indication desprincipaux écrits relatifs à cette matière. Le premier de tousest celui d’Euler, dont nous avons parlé plus haut, et qui setrouve dans le cinquième volume des anciens Mémoires dePétersbourg. Il y donna une continuation dans le neuvième.L ’Jntroductio in an a Ijsim infinitorum , d’Euler , contient unprécis de ce que cette théorie présente de plus intéressant. Ledix-neuvième volume des nouveaux Mémoires contient encoreun supplément sur ce sujet. Daniel Bernoulli s’en est aussi

occupé dans deux mémoires qu’on lit parmi ceux du.

volume de cette dernière collection. Mais on doit surtoutbeaucoup à cet égard au cit. Lagrange qui, dans ses additionsà l’algèbre. d’Euler, traduite en françois , a donné un traitéaussi précis qu’élégant et profond de ce genre de fractions dontl’utilité lui paroît ne pouvoir être trop appréciée. 11 en a faiteffectivement un usage tout-à-fait neuf dans la théorie deséquations , pour trouver par des approximations de plus enplus rapprochées, les racines irrationnelles des équations al-gébriques (i).

11 en a lait depuis , c’ëst-à-dire en 1776 , un usage encoreplus remarquable, en faisant voir l’utilité de ce genre defractions dans le calcul intégral , pour parvenir, par un moyenplus commode que celui des séries ordinaires , à l’intégrationapprochée des équations différentielles dont l’intégrale finie est.impossible , ou très-difficile à trouver. L’emploi des fractionscontinues a en effet sur celui des séries l’avantage de donnerdirectement la valeur rationnelle et finie de la quantité cherchée,,quand elle en a une , ou d indiquer quand elle ne peut se ter-miner , qu’aucune fonction rationnelle et finie ne répond à la

(j) Al cm. de l’acad, de Berlin , ann, >769.