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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 3631784 , in- 8°.). J’en connois de portugaises , publiées en 1790,sous le titre de Taboas logarithmicas des senos tang. e sé-cantes de todos os graos e mitiutos do quadrante , &c. e dosnuméros naturales desde 1 aie 10000 , seguidas de outrasmu y tas taboas ulcis e necessarias cm a navegaca . Por JoséMeUitâo de mata ( Lisabon , 2/7-8°. ).

Il seroit à souhaiter que l’usage des logarithmes s’introduisîtjusques dans le commerce , car il est beaucoup d’opérationscommerciales qui en deviendroient plus faciles. Telles sont enparticulier celle du change de place en place ; car ce n’est-làau fond qu’une opération de raisons composées ; mais je nesais si l’on doit jamais l’espérer. Quoiqu’il en soit , quelquesarithméticiens éclairés ont tenté d’introduire cet usage.

On sait que ce furent les juifs qui inventèrent , il y aquelques siècles , les lettres de change , ou traites de place enplace. Il sembloit réservé à un juif, nommé Raphaël Levi ,d’avoir le premier 1 idée d’y appliquer l’usage des logarithmes,il publia en 1747 un écrit allemand intitulé : Vorbericht , &c.c’est-à-dire , Introduction à l’usage d’une nouvelle table loga-rithmique appliquée à la banque ( Hanover , in 4 0 . ) , avecun Supplément ( Leips. et Fr. 1749 )• Mais en 1762 , M.Nolkenbrecher, jurisconsulte et mathématicien, publia quelquechose de plus développé , sous ce titre : Logarithmische ta -bellen zur Berechnung , &c. c’est-à-dire, Tables logarithmiquespour le calcul des arbitrages communs dans toutes les placesde l’Europe , &c. ( Leips. in-^°. ). Ce même motif a engagéplus récemment encore M. Gerhardt, teneur de livres de labanque royale de Prusse , à publier ses T.ogarithmische Tafelnfur Kauff leute, &c. c’est-à-dire, Tables logarithmiques àl’usage des comrnerçans , dont on montre l’usage étendudans les questions relatives au commerce et spécialement auchange , &c. ou Supplément à l’Jrithrnétique commerçante,du même auteur ( Berlin, 1788, 8°. ). L’intention de ces

arithméticiens éclairés mérite assurément des éloges. On endoit aussi à ceux qui ont tenté d introduire dans l’arithmétiquecommerçante, judiciaire et financière , l’usage des fractionsdécimales , qui en siinplifieroit beaucoup diverses opérations.C est l'objet que s’est proposé , presque exclusivement parminous , le cit. Ouvrier Delisle , dans son Calcul des décimales ,appliqué aux différentes opérations de commerce , de bancnieet de finances ( Paris , 1766 , in 8®.). Les efforts du cit. Ou-vrier Delisle m’ont paru mériter ici cette mention, et les nou-velles mesures de France, qui procèdent par décimales, rendrontl’usage de ces calculs plus étendu et plus utile.

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