414 HISTOIRE
talité adopté par Kerseboom , on ne peut donner cet intérêtqu’à 53 ans ; et suivant celui qu’emploie Deparcieux , qu’àb<) ans. Mais 6i l’on adoptoit l’ordre donné par les tables deSaint-Maur ou de Buffon , cet intérêt pourroit être alloué à*1 ans Ainsi l’ordre établi par Kerseboom paroît tenir le mi-lieu entre l’ordre de mortalité commun et celui de la morta-lité des tontiniers.
Indépendamment des tables que contient l’ouvrage donnépar Deparcieux pour la fixation des rentes viagères, il contientla recherche de plusieurs questions utiles à résoudre dans desvues politiques ou morales ; tels sont le rapport de la vitalitédes deux sexes , celui des veufs et des veuves , des mariagessubsistans et des enfans qu’ils produisent, de ceux qui se fontannuellement sur une population donnée , &c. &c. Mais ce'n’est pas ici le lieu d’entrer dans ces détails qui intéressentprincipalement l 'arithmétique politique .
Dans l’ouvrage que Thomas Simpson publia en 1742 , ilse fonde sur les tables de mortalité de Smart , dont on aparlé plus haut, mais il y fait de nombreuses corrections , etil trouve par-là un ordre à peu près arithmétiquement décrois-sant , comme avoit fait Moivre à l’égard de celle de Breslau.11 donue , d’après cela , des formules élégantes , et qui se rap-prochent beaucoup de celles de Moivre. Il en résulta une que-relle fort vive entre ces deux mathématiciens , dans laquelleMoivre traita Simpson d’une manière peu honnête , tandisque Simpson , en se défendant , témoigna toujours beaucoupd’égards pour son adversaire. Quelques années après, Simpsonpublia un supplément intitulé the valuation of annuities , àla suite de ses select exercises for young proficiants in themathématicks ( Lond. \j 5 o. , in 8°. ). Il y donne des tables etdes instructions dont l’objet est de mettre tout le monde enétat de calculer ces rentes, soit simples, soit composées , ainsique de résoudre divers problèmes sur les réversions et les sur-vivances , il s’y défend aussi contre divers adversaires. On doitcependant remarquer qu’employant les tables de Smart pourla ville de Londres , et malgré les modifications qu’il y fait ,il hâte , à notre avis , beaucoup trop l’extinction de la racehumaine ; car suivant sa table , et en supposant l’intérêt annuelà 5 pour |, on pourroit donner 10 pour £ à un rentier de 43 ans.Si cela est , c’est une particularité propre à la ville de Londres,qui est à la vérité une de celles de l’Europe où des circons-tances particulières abrègent le plus la vie des hommes (1).
(1) Thomas Simpson étoit né en 1710 d’ouvrier, il commença par l’être lui-à Bosworth dans le Lcicestershire. Fils même ; mais le voisinage d’un astrologue,