DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 4 15Wargentin, célèbre astronome de Suède , donna dans lesmémoires de l’académie de Stockholm, pour l’année 1704,un écrit intéressant sur les tables de mortalité ; il y en a unautre d’Euler sur la mortalité et la multiplication du genrehumain , dans le tome XVI des Novi cornrn. acad. imp. Petro-po/itanae. Lambert écrivit sur le même sujet, tome II de sesBeytraege zum gebrauch der math. &c. ou Mémoires à L’u-sage des mathématiques et à leur application. II y a un ou-vrage de Sussmilch, intitulé Die goettliche ordnung , &c. c’est-à-dire Démonstration de l’ordre établi par la divinité dans lesvicissitudes humaines , &c. (Berlin , 1706, 2 vol. in- 8°. troi-sième édition), ouvrage rempli de recherches et de considérationsphilosophiques, mathématiques, physiques et morales, et mêmereligieuses (qui le croiroit dans ce siècle philosophique), tendantesà faire éclater cet ordre comme l’ouvrage d’un être aussi in-telligent que sage et puissant.
L'Angleterre, la patrie des Halley, des Moivre , des Simp-son, ne pouvoit manquer de nous offrir encore plusieurs ou-vrages de ce genre. Indépendamment des mémoires insérésdans les Transactions philosophiques , par Price , Morgan , &c.on a du premier un ample et savant traité, où il a rassembléet étendu ce qu’il avoit publié depuis plusieurs années sur desmatières analogues à la probabilité , et sur son application àdes matières politiques ; il est intitulé Observations on the re-versionary payments , &c. c’est-à dire Observations sur lesrentes survivancières , sur les plans d’annuités établies enfaveur des veuves et des vieillards, sur la méthode de cal-culer le prix des assurances sur la vie , sur la dette natio-nale ; avec quatre essais sur dijférens sujets relatifs à la
avec qui il se lia , lui inspira le goûtdes mathématiques, et il surpassa bien-tôt son maître. On dit qu’il étoit fortheureux dans ses prédictions. Il recon-nut cependant bientôt la vanité de cetart et alla en 1732 à Londres où, poursubsister, il fut obligé de reprendre sonpremier état , d’ouvrier en soie. Celane l’empêcha pas de se livrer aux ma-thématiques, de sorte qu’en 1737, ildonna la première édition de son Traitédes fluxions , qui reparut fort augmentéet améliorée en 1730 , sous le titte deThe doctrine and application of flu-xions ( 2 vol. in- 8°. ;.
La première édition de cet ouvragetira bunpson de l’état resserré où il vi-
voit, en lui procurant beaucoup d’éco-liers , et en 1743 il fut nommé à unechaire de mathématiques à l’école mi-litaire de Wooiwich , place qu’il remplitjusqu’à sa mort, arrivée en 1760, àBosworth , lieu de sa naissance.
On a de lui, indépendamment de l’ou-vrage ci-dessus, trois excellens volumesd’opuscules publiés en 1740, 1743 et1757, sous les titres de Essays on se-veral and varions subjects , &c. ;Mathem. dissertations , miscellaneous-tracts ( in-4 0 . ) ; The nature andLawsof chance ( 1740 , in-8°. ’ ,• The doc-trine of annuities ( 1742, irv8°. ) ;Select exercices ( 1752 , in - 8". ) ;A treatise of algebra , in-8°.