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Tome troisième.
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7 ' HISTOIRE

On connoît assez les compagnies d’assurances contre les in-cendies ; la ville de Paris en a eu quelque temps; l’imprévoyancegénérale des têtes françoises ne lui a pas donné une grande con-sistance , aussi ne manqua-t-elle pas de s’emparer bien YÎte duprojet de Laroque, dont on a parlé ci-dessus.

C’est en Angleterre seulement qu’on a vu se former des as-surances sur la vie d’un homme. Un particulier veut assurerà un autre qu’il affectionne une somme après sa mort. On l’yadmet sous certaines conditions , au moyen d’une prime plusou moins forte , relativement à son Age , payable par année ,ou en une seule fois. Il y a , entre autres , à Londres unesociété intitulée Société amicale , qui contracte cet engage-ment. On peut en voir le tableau dans l’écrit de Laroque ,relatif au projet d’une chambre de cumulation d’intérêts.

L'inoculation de la petite vérole a encore ouvert un vastechamp de recherches dans lequel sont entrés quelques ana-lystes du premier ordre. Ce sujet est en effet du ressort dela théorie des probabilités , puisque les données en sont lenombre moyen des hommes qui meurent de cette maladie con-tractée naturellement, la prohabilité plus ou moins grande delui échapper, et la quantité de ceux qui ont été ou sont vic-times de 1 inoculation. Mais ces données ne sont pas assez pré-cises pour qu’il n’y ait pas eu parmi les mathématiciens partaged’opinion. Daniel Bernoulli est celui qui de ses recherches etde ses calculs a tiré les conséquences les plus favorables à cettepratique. Mais Dalembert, sans la rejeter à beaucoup près , n’apas tiré des siennes les mêmes conclusions ; il en est mêmerésulté entre eux une discussion dont les ennemis de l’inocu-lation n’ont pas manqué de tirer quelqu’avantage. Nous nepouvons entrer dans les détails de cette discussion reprise àplusieurs fois , et agitée avec quelque vivacité. Nous renverronsdonc le lecteur aux pièces originales qui sont d’un côté le travailde Daniel Bernoulli ( mém. de l'Acad, des sciences, 1760) , etde l’autre divers mémoires de Dalembert, dans le II me . et leIV me . volume de ses Opuscules, pages 98 , 34 1 » et dans sesMélanges de philosophie, toin. Y, p. 72.

Fin du premier Livre de la quatrième Partie .