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occasionnés par la différente réfrangibilité de la lumière , ce
dont Neuton lui-même avoit désespéré.
Avant d’entrer dans les détails convenables sur tous ces objets,et divers autres appartenans à cette science , nous croyons de-voir faire connoître les principaux ouvrages qui l’ont eue pourobjet depuis le commencement du siècle. Le premier dont nousparlerons est le Traité complet d*Optique , de Smith , publiéen Angleterre en 1726 , d vol. iri-hp. Cet ouvrage , il faut enconvenir , n’est pas un modèle pour la rédaction ; il y règnebeaucoup de désordre et beaucoup de diffusion. Une de sesparties qui traite des divers instrumens astronomiques et desdécouvertes faites par leur moyen , y est entièrement superflue ;aussi a-t-il essuyé , et même pour quelques parties du fonds,la critique amère de M. Robins ; mais il ne laisse pas de con-tenir beaucoup de choses utiles et neuves pour le temps. Cetouvrage a été traduit en françois , et presque littéralement,par le F. Pézenas, qui l’a publié en 1767, en 2 vol. in- 4°.On y trouve beaucoup d’additions intéressantes , et ayant traitaux découvertes faites en Optique depuis l’époque de la publi-cation de l’original , entre autres la théorie des nouvelles lu-nettes achromatiques, et beaucoup de morceaux extraits avecprécision des Mémoires de l’Académie des Sciences , de ceuxde Berlin et de Pétersbourg. L’auteur de cette traduction au-roit à la vérité pu la resserrer davantage ; car M. Robert Smithabuse souvent de la permission de parcourir tous les cas , etde multiplier les figures. Mais ce que n’a pasfflit 1 abbe Pézenas,a été exécuté par un autre traducteur , M. Leroy , ingénieurde la marine, qui travailloit en même-temps que lui, et deson côté , à la traduction de l’ouvrage anglois, et qui l’a pu-blié en 1767, à Brest, en un seul volume in- 4°. Il y a jointaussi en divers endroits des notes utiles et bien faites. Ainsivoilà deux traductions françoises du même ouvrage , qui ontchacune leur mérite particulier. Il n’est peut-être pas inutile ,même pour des lecteurs françois , d’ajouter que cet ouvrage ,indépendamment d’une traduction hollandoise, en a aussi unetraduction allemande faite avec beaucoup de savoir et de goûtpar M. Kœstner le célèbre professeur de Gottingue j elle paruten 1755, en 1 vol. in- 4°. : et quoique moins volumineuse quel’original anglois , elle est augmentée de notes excellentes decet auteur, ce qui annonce qu’il a resserré son original, commele dernier des traducteurs françois dont nous venons de parler.
M. Smith avoit inséré à la fin de son ouvrage un Essai dudocteur Jurin , sur la vision distincte et confuse. Les diversphénomènes de la vision confuse quoique nombreux et sin-guliers , n’avoient jamais, je crois, encore été décrits et expli-