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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES; Part. V. Liv. II. / t7 3ponces qui ne soient pas viciés par des points, des fils, ou d’autresdéfauts.

Cette difficulté qui se faisoit déjà sentir, ou que l’on pouvoitprévoir il y a bien des années , avoit déjà engagé quelques phy-siciens à faire des recherches sur la nature de ce verre, et surles moyens de s’en procurer sans le faire venir d’Angleterre.On a d’abord reconnu , et cela n’étoit pas difficile aux chimistes ,que c’étoit un verre dans lequel il entre beaucoup de plomb. Sonpoids singulier indique suffisamment le mélange d’une chau$métallique. M. Zeilier, de l’académie impériale de Pétersbourg ,a fait de concert avec Euler beaucoup d’expériences curieuses àce sujet, et les a exposées dans un écrit allemand, publié eni y 63 , sous ce titre : Traité des espèces de verre douées d’uneforce différente pour séparer les couleurs, lu dans une assem-blée publique de L’académie de Pétersbourg , en présence desa majesté impériale de toutes les liussies.

Il suit de ses expériences , qu’en mêlant une partie de miniumavec quatre de cailloux, il en résulte un verre où la réfractionmoyenne est dans le rapport de i , 664 à 1 , et la dispersiondes couleurs est à celle du verre ordinaire comme 1 ,355 à 1.

Un mélange d’une partie de minium avec deux de cailloux , luia donné un verre où le rapport de la réfraction des rayonsmoyens étoit de x , 724 à 1 ; et la dispersion à celle du verre ,comme 1,8 à 1.

Parties égales de minium et de cailloux lui ont donné pour lerapport de la réfraction des rayons moyens x , 787 à 1 5 et unedispersion qui est à celle du verre comme 3 , ?, 5 y à 1.

Il résulte enfin clairement de ces expériences, que la dose deminium augmentant , la réfraction moyenne augmente , ainsique la dispersion j mais cette dernière dans une raison d’autantplus grande.

11 sembleroit, d’après ces expériences, qu’il n’y auroit guèresplus de difficulté à se procurer, sinon du flint-glass d’Angleterre,du moins une matière propre à le remplacer ; et il ne faut pointdouter que cela n’ait été entrepris en divers lieux : mais cesessais n ont eu jusqu’à présent aucun succès remarquable. Celaei ?§ a p ea l’académie de>s sciences à proposer pour un prix extraor-dinaire a donner , en,^77$, La confection du cristal nécessaireà la construction dqsç lunettes achromatiques d’une densitédemandée, et en même temps exempt des stries ou filandres ,et du coup-d œil gélatineux auxquels sont sujets les strass etles flintglass d'Angleterre. Plusieurs artistes entreprirent degagner ce prix ; mais celui qui approcha le plus de la résolutiondu problème proposé par l’académie, fut M. Lib.aude, un desassocies dans 1 exploitation de la verrerie de Val.lanoy , prèsTome 111 . ü o o