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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 4 9 3des lunettes, et pour différens cas de combinaisons d’objectifset d’occulaires.

La description du prisme solide à an^le variable est très-étendue, Boscovich y a voit ajouté des divisions pour mesurer lesangles et toutes les commodités dont on avoit besoin dans lapratique.

Le P. Gaudibert, sousprieur des Jacobins de la rue Saint-Dominique, qui étoit très-adroit pour le travail des lunettes,et très - exercé dans le calcul, lui envoya des tables que Boscovicha publiées , pour les qualités des deux espèces de verres qu’ilemployoit. Ces tables simplifient beaucoup le calcul numérique.Pour d’autres espèces, de verres il faudroit calculer des tablespareilles, le calcul est simple et élégant, mais il est long. Ilfaut espérer que la chimie parviendra à nous donner des sub-stances pures et constamment semblables ; alors on pourra donneraux artistes les tables nécessaires pour les meilleures lunettes.

Boscovich dans son deuxième volume traite fort au long desoculaires acromatiques. Dollond avoit déjà fait une améliorationaux lunettes , par le nombre et les dimensions des oculaires quidiminuent l’aberration de sphéricité ; ses lunettes à 6 verresfurent très-bien reçues, et Short lut une lettre à ce sujet, àla Société Royale de Londres , le i er . mars, 1753. Phil. Trans.vol. 48. p. jo 3 .

Euler s’occupa de ce sujet, Mémoires de Berlin , 1757. Mé-moires de Turin , t. III. Boscovich en traite fort au long, ildonne d’abord ce théorème curieux : les couleurs des oculairessont corrigées , si l’on employé la seconde lentille du même verred’une distance focale quelconque, mais qui soit placée, à une dis-tance delà première, qui soit égale à la demi-somme des deux dis-tances focales. En employant trois oculaires de distances focalesquelconque, égales, ou inégales, dont les deux premières soientsimples d’une qualité de verre quelconque , et la troisièmecomposée acromatique , et en les plaçant de manière que leurdistance mutuelle, tant des deux premières, que des deux dernièressoit égale à la somme de leurs distances focales, on corrigel’erreur de réfrangibilité.

Il donne le calcul du flint-glass réuni avec le verre communpour empêcher les couleurs produites par les oculaires; maisil donne aussi le moyen d’obtenir la même correction en em-ployant seulement le verre commun.

En effet, pour avoir la destruction des couleurs, on peut em-ployer trois lentilles de la même espèce de verre avec des dis-tances focales quelconques : ayant placé les deux premières à ladistance égale à-peu-près à la somme de leurs distances focales,on placera une troisième à une distance de la seconde plus