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grande que la somme des distances focales, d’une quantité quisoit à-peu-près une troisième proportionnelle continue à la dis-tance des deux premières entre elles, et à la distance focalede la seconde. Il y ajoute d’autres déterminations, avec les for-mules qui y répondent.
A la lin il tire de ses règles générales deux combinaisonsbien simples ; toutes les deux ont les deux premiers oculaireségaux avec la distance de l’un à l’autre , égale à la somme deleurs distances focales qui est le double d’une d’entr’elles ; etpour la distance du second au troisième, la quantité à ajouterà la somme de leurs distances focales est la moitié d’une deces mêmes distances. Le troisième oculaire dans la premièrecombinaison est aussi égal aux précédents, et par conséquentéloigné du second de deux distances focales et demi dans laseconde combinaison. On a la distance focale égale à la moitiédes deux précédentes, et sa distance au troisième doit être égaleà celles des deux premières; dans cette seconde combinaison ,le grossissement est double, mais le champ doit être la moitié,parce que sa courbure plus grande réduit l’ouverture qu’onpeut lui donner à moitié, ce qui diminue de la moitié les ou-vertures utiles des précédens.
Mais Boscovich convient que dans toutes ses recherches il anégligé beaucoup de petites quantités ; il y a un moyen poury suppléer en partie : on peut placer dans un petit tube lepremier oculaire quand il y en a deux, où les deux premiersquand il y en trois, et le dernier dans un autre un peu plusétroit qui entrera dans le premier, en poussant le second danscelui-là en avant et en arrière, tandis qu’on regarde un petitobjet bien lumineux comme une planète placée sur le bord duchamp , on verra les couleurs de manière que tantôt le rougesera vers le centre du champ, et le violet en dehors; les cou-leurs n’étant pas assez corrigées, tantôt elles passeront du côtéopposé étant plus que corrigées : on prendra la position de cepoint de passage pour fixer la distance de ce dernier oculaireau précédent qui fera la correction qu’on peut avoir : un mou-vement donné au premier petit tuyau approchera tout le sys-tème de l’objectif où l’en éloignera suivant les différentes qualitésdes yeux.
Après plusieurs autres recherches sur les oculaires, Boscovichconclut que si l’on fait l’objectif de la forme proposée, et lesoculaires qu’il indique, on aura avec un seul verre commundes lunettes beaucoup meilleures que les lunettes ordinaires et quiapprocheront des lunettes acromatiques : elles seront bien plusproprement acromatiques que celles où il y a seulement unobjectif acromatique sans une combinaison convenable d’ocu-