DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 4 9 5laires. Celles-ci n’auront aucune couleur bien sensible à l’œil,parce qu’on aura empêché celles qui dérivent des oculaires quisont les plus sensibles; on les trouve très-souvent dans cellesqu’on appelle acromatiques, et qui ne le sont pas à cause descouleurs produites par ces oculaires. L’erreur de sphéricité desoculaires qui fait la confusion dans l'image , et qui la défiguredans des lunettes d’un grand champ , et cî’une grande amplifi-cation y sera diminuée de manière à rendre presqu’insensibles leseffets. Ainsi de deux erreurs qui affectent les lunettes, celle deréfrangibilité, et l’autre de sphéricité, on y aura détruit la secondequi est très-considérable par rapport à la première , comme on levoit par un supplément inséré dans ce second volume. Maiscet auteur ne dissimule pas combien il reste à faire pour avoirun traité complet sur les oculaires ; la théorie n’est qu’entamée.Il fait une énumération de huit conditions qu’il faudroit remplir,pour avoir un bon système d’oculaires ou le moins défectueux,avec deux indéterminations dans le système de quatre lentilles :ainsi le problème est bien indéterminé : mais si l’on vouloit em-brasser tout-à-la-fois , il y auroit une complication inextricableavec la seule espérance de faire du chemin par la voie du tâton-nement. Cet aveu d’un aussi grand géomètre après un aussigrand travail suffit pour faire voir que la théorie des oculairesacromatiques n’est pas encore complète.
Je terminerai cette histoire des lunettes acromatiques en don-nant pour trois excellentes lunettes les rayons des six surfacesen commençant par la surface extérieure. Le flint-glass concavedes deux côtés B B ( fig . 9 ) entre deux lentilles biconvexes deverre commun A et C.
Aient. 1767 ,page 460.
Aient. 1771 ,page 78.
Astr. 3307.
Suiv. Caroché.
3n
3r5
3i5
31 2
392
45o
4oo
408
201
214
2.65
238
294
3i5
290
299
294
320
3i6
3l2
323
320
3i6
312
Ces lunettes sont de Dollond ; elles pourroient être imitéesavec avantage. La seule difficulté est que le flint n’a pas toujoursla même dispersion ; il faudroit pouvoir mesur celle des mor-ceaux que l’on emploie , au moyen de l’instrument de Boscovich.