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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. II. 4 97nous fumes obligés d’approcher cet écriteau à la distance decinq toises trois quarts, pour pouvoir en déchiffrer les carac-tères. Cela déterminé , laissant la lunette à la même place, nousfîmes couler entre les objectifs de l'eau pure, jusqu’à ce qu’elleremplît exactement les intervales entre les objectifs. Pointantalors notre lunette sur l’écriteau, nous distinguâmes parfaite-ment ce qu’aupara vant nous pouvions à peine déchiffrer, éloi-gnant alors notre écriteau de plus en plus du bout de la lunette :ce ne fut qu’à la distance de trente-une toises que les caractèresnous devinrent aussi difficiles à lire qu’ils l’avoient été aupa-ravant à cinq toises trois quarts de distance.

Après avoir éprouvé l’eau, nous employâmes de l’huile, etnous fûmes obligés de rapprocher l’écriteau à la distance devingt-une toises et demie pour pouvoir commencer à déchiffrerles caractères.

Nous aurions pû ainsi déterminer les effets de plusieurs autresfluides soit simples, soit composés : mais des circonstances, etun départ précipité par les ordres du ministre, ont empêchéRochon de nous mettre à portée de faire toutes les expériencesque l’on auroit pû imaginer : d’ailleurs, c’est un travail qui luiappartient particulièrement, et dont il est naturel qu’il rendecompte lui même à l’Académie. Les commissaires n’étaient chargésque de vérifier le fait principalement avancé par Rochon , savoirqu’un fluide interposé entre les objectifs corrige en grande partieles défauts des surfaces des verres. Leurs expériences le prouventincontestablement. Le résultat a surpassé ce que Rochon lui-même annonçoit et osoit espérer, ( Recueil , p. 58 ).

Le cit. Rochon ayant reconnu combien les fluides interposésdans les verres procuroient d’avantage dans les lunettes ; Grate-loup imagina en 1785 , de substituer des substances non liquidesà des fluides sujets à évaporation, et difficiles à contenir entreles surfaces des verres. Il n’étoit question que de trouver unesubstance qui eût l’avantage de conserver la transparence duverre , en remplissant exactement toutes les inégalités de sasurface : celle du mastic en larmes dont les joailliers se serventpour unir les brillans et leur donner plus de jeu parut à Grate-loup plus propre que toute autre à cet objet. Il communiqua6es idées à Putois, opticien intelligent, et lit avec cet artistedivers essais qui eurent le plus grand succès : bientôt Putoisexécuta plusieurs objectifs acromatiques auxquels il donna unnouveau degré de perfection , en étendant sur la surface in-térieure de l’un des verres une couche de mastic en larmesfondu par l’action du feu; et appliquant par-dessus l’autre partiede l’objectif qui , dans le réfroidisseinent de la résine , se trouvetellement réunie et collée à la première, qu'elles ne peuvent

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