Band 
Tome troisième.
Seite
498
JPEG-Download
 

498 HISTOIRE

plus être séparées qu’en les faisant chauffer sur un fourneau ,

ou en les plongeant dans l’eau bouillante.

Pour constater l’avantage de cette méthode , ils ont pris uneobjectif dont les surfaces intérieures n’étoient que doucies etn’en ont collé qu’une moitié. La partie collée est devenue îlela plus belle transparence , tandis que l’autre laissoit a peinepasser quelques rayons de lumière. Grateloup inferoit delà qu unpourroit se dispenser de polir les surfaces qui doivent être collées,il croyait même qu’il est plus avantageux de ne leur donner quele douci : Cassiri en racontant cette épreuve ajoute : c’est h uneplus longue expérience à prononcer. Au reste, nous ne dou-tons pas qu’en multipliant et variant les essais, on ne puisseajouter encore quelque chose à cette intéressante decouverte.((assini, Mémoires de îyby , p. 3o ). Le cit. Rochon a voitindiqué des objectifs à cinq verres, et la difficulté de taillerdix surfaces étoit levée puisqu’en joignant avec une substancetransparente les huit surfaces internes et contiguës de l’objectif,il suflisoit que les deux surfaces extérieures fussent taillées avecle même degré de régularité que les verres de long foyer.

En effet, disoit-il , les reflets et les illusions optiques qui sontplus ou moins nuisibles dans l’usage des lunettes acromatiquesordinaires n’ont pas lieu dans ces lunettes collées; la perte delumière est aussi beaucoup moins considérable, il faut encorecompter parmi les avantages de cette méthode la faculté de faireusage des plaques minces de flint glass , car la flexibilité quiest toujours à craindre dans le travail des verres minces ne pro-duit plus les mêmes défauts lorsque les deux surfaces du verresont couvertes par une couche de vernis , et sont liées et colleespar cette substance, avec des verres plus épais. Les opticienssavent que les plaques minces de flint glass sont supérieures enbonté à celles qui sont plus épaisses, comme on i a vu ci-dessus.

En effet, on eut d’abord des lunettes supérieures à toutes lesautres , et dont l’effet étoit surprenant ; tous les opticiens deParis collèrent leurs verres ; mais au bout de quelques annéesces lunettes devenoient si mauvaises qu’il a fallu y renoncer.Peut-être trouvera-t-on une substance quine se decomposeia paspar la chaleur etl’humidité qu’éprouvent lesohjectifs des lunettes ;peut-être pourra-t-on la changer ou la renouveller de temps-en-temps sans déformer les verres , c’est ce qu on peut espererd’une plus grande suite d’expériences.

Antheaulme , qui fut des premiers à exécuter d excellenteslunettes acromatiques , découvrit un inconvénient dans la ma-nière de polir les verres; et il en proposa une autre, qui con-siste à polir le verre comme on le travaille, c’est-à-dire, enle promenant en rond sur le bassin , après que le bassin a ete