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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IL Soide celui de Hadley, quoique celui-ci eut près de 5 pieds-j-defoyer. En employant l’oculaire qui f'aisoit grossir 226 fois, onvoyoit avec une clarté parfaite les bandes de Jupiter, et le traitnoir de l’anneau de Saturne. Pour voir ce dernier objet, onne laissoit de largeur que 3 ^ ou 4 pouces, mais lorsque le tempsétoit obscur , il falloit pour mieux voir les objets terrestres, lais-ser à découvert la surface entière du miroir qui avoir 47poucesde diamètre. Il en lit un de 6 pieds et un autre de 12 pieds.

11 méritoit bien d’ètre encouragé étant le premier qui eût en-trepris cet ouvrage sans le secours de la fortune , qui auroitpû lui rendre tolérable le peu de succès. Vers le commence-ment de l’hiver 1738 , Molyneux et Eradley étant fort satis-faits de leurs ouvrages; quant aux principales circonstanceset souhaitant que ces instrumens se lissent à bon marché pourle public , ils instruisirent Scarlet et Héarne, constructeurs d’ins-truinens de mathématiques, de tout le procédé de leurs opéra-tions, et ceux-ci réussirent à faire de bons télescopes.

Jean-Louis Passement fut le premier qui lit connoîtreen Francela construction et l’usage des télescopes, par un volume qu’ilpublia en 1788, où l’on trouve la manière de travailler les mi-roirs et les verres. 11 étoit né à Paris en 1702 ; il y mourutle 6 novembre 1769. Le cit. Sue, neveu, un de ses gendres, afait imprimer sa vie en 1778. 11 avoit fait aussi pour le roi unependule planétaire, Histoire de V dcadémie , 1749- P- 1 83 .

Short, célèbre opticien de Londres est celui qui s’est le plusdistingué pour les télescopes. Celui de 144 pouces où

12 pieds de foyer, a été exécuté trois fois : celui de milordMarlborough qu’il a donné à l’observatoire d’Oxford , a étélong-temps le plus grand et le meilleur qui eût jamais été lait.11 y en .a un à Edimbourg de même grandeur, mais il n’estpas aussi bon; celui qu’il avoit fait pour l’Espagne fit naufrage.A Paris, Gonichon et Navarre en faisoient à Paris vers 17 45 , maisil alloient rarement au-delà de 32 pouces, c’est-à dire 2 piedsde foyer.

En 1772, le frère Noël, bénédictin, aidé de Navarre, ayantobtenu du roi, par le crédit du duc de Chaulnes, des fondsconsidérables , fit un télescope de 24 pieds, ( Connaissancedes Temps , 1775, p. 338 ). Mais il n’a jamais été bon. Le cit.Rochon le fit retravailler en 1787 , par Caroché, qui réussitparfaitement.

Les miroirs des télescopes sont composés de 20 parties decuivre rouge, 9 d’étain, et 8 d’an>énic blanc suivant Passement,Construction d’un telescope , 1708; où deux parties de cuivre,une de laiton , et une d’étain suivant Hadley : on les polit avec1 ’émeril et la potée d’étain, Smith , art. 796. On trouve dans