502 HISTOIRE
le Nautical Ahnanac de 1787 , une composition pour lesmiroirs , par Edwards, 32 parties de cuivre rouge , i5 d’étain ,une de cuivre jaune, une d’argent et une d’arsénic. C’est detoutes les compositions celle qui est la plus blanche, la plusdure, et qui réfléchit le mieux la lumière. Elle procure à pa-reille ouverture, autant de lumière qu’il y en a dans les lunettesacromatiques, tandis que les télescopes ordinaires 11’en ont pasle quart, Astr. 2481. Mais cette composition n’est pas bonne pourde très-grands miroirs, parce qu’elle est trop cassante, Herschelen a perdu plusieurs pour avoir voulu les rendre trop durs ,entr’autres un miroir de 4 pieds qui pesoit plus de deux milliers.Le cit. Rochon a fait faire, en 1787, par Caroché, un miroiravec du platine, et son télescope surpasse ceux qu’on avoit faitsavec les autres compositions. Avec 4 d’alliage, il étoit inatta-quable, même par l’eau forte. On trouve aussi dans le NauticalAtmapac , de 1787, une méthode pour polir les miroirs , etleur donner une figure parabolique.
Notre général , premier consul Bonaparte, nous fait espérerdeux milliers de platine pour faire un télescope de 36 pieds,qui surpassera probablement tout ce qu’on a fait jusqu’ici ; etl’on ira peut-être beaucoup plus loin comme je l’avois prédit en1764 dans la première édition de l'Astronomie , art. 1946.
Herschel est celui qui s’est le plus distingué dans cette partie.I)ans mes Ephérnérides , tome VIII, j’ai donné l’histoire despremiers travaux de ce célèbre opticien. William Herschel, né àHanovre en 1708, étoit encore dans un régiment hanôvrien,lorsqu’il passa en Angleterre, mais il étoit déjà distingué parson talent pour la musique v et ce musicien avoit été l’ouvragede la simple nature. Il n’en étoit que plus digne d’être remarqué :il fut choisi pour être musicien de l’église de llatli en Angle-terre : là un nouveau genre d’occupation ou plutôt d’amusementvint remplir ses loisirs. Il commença, en 1772, à faire deslunettes, en lisant l’optique de Smith; bientôt il s’occupa à fairedes télescopes. Et comme il avoit autant de patience que d’a-dresse, il y réussit supérieurement : on n’en faisoit guère quipussent grossir les objets plus de 4 00 fois ; le nouvel opticienayant facilement atteint ce terme allaplus loin; ilenfitqui grossis-soient 1000 fois, 2000 fois, et dans les Transactions d'Angleterrepour 1782, il parle d’un grossissement de 6000 fois, dont ildonne le calcul, et auquel il est parvenu dans un télescopenewtonien de sept pieds. Le roi d’Angleterre avoit dans sonobservatoire de Richmond , un ouvrier qui avoit travaillé chezRarasden. Quand cet ouvrier vit les télescopes de Herschel etsa manière d’observer, il fut frappé de l’accomplissement d’unesorte de prédiction qu’il avoit entendu faire à Ramsden, il y