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Enfin, le 19 février 1787, il regarda pour la première foi*dans ce prodigieux télescope ; mais ce ne fut que le 27 août1789 qu’il commença d’être content; le 28 il découvrit unsixième satellite de Saturne.
Ce télescope est placé à Slougli dans une cour de 160 pieds;il est représenté dans la fig. xo. tirée des Transactions phi -losophiqucs , de 1795, où il y en a une description de 65 pages,avec 19 planches. On voit dans la figure le massif circulaire Asur lequel tourne la machine sur 24 rouleaux, 12 intérieurs,et 12 extérieurs par le moyen de 2 cabestans; ce massif a 44pieds de diamètre , et 3 pieds de fondation. Le pied forméde quatre échelles B de 99 pieds formées avec des mâts quisupportent les moufles C , par le moyen desquels on élève letuyau D ; la place de l’observateur en E près de l’oculaire dutélescope, F et G deux chambres de 12 pieds qui contiennentla pendule, et le petit mouvement ; H, le quart de cercle quiindique les hauteurs; I, les crics; il y en a pour monter lagalerie , pour avancer la culasse où est le miroir, pour le petitmouvement de 2 degrés, un pour monter le télescope, un pourle tourner. La culasse avance sur deux demi-cercles de fer, etdeux crémaillères. La machine entière tourne sur un axe au centre.3 o 'hommes ont travaillé pendant six mois à la charpente ;les 4 grandes échelles sont soutenues vers leur milieu par 4 autres,K, et fortifiées par des traverses , L, les unes horizontales, lesautres obliques en avant et en arrière avec tle§ areboutans ;les montans principaux ont 7 pouces, sur 4 d’épaisseur. Letube qui est de tôle, a 5 pieds de diamètre, le miroir a 4 piedsd’ouverture, ( 4-5 pouces de France ). Le tube est entre deuxjoues M dont une appixie contre un ressort de 3 o livres quipermet un petit mouvement horizontal, au moyen d’une tringleque l’observateur tient à sa main. Tout est enorme dans cettemachine : il en coûte 4° francs toute les fois qu’il faut seule-ment graisser les cordes.
Il donne tant de lumière que la nébuleuse d’Orion y répandune clarté égale à celle du plein midi. Il pourra sefaire que ce té-lescope termine moins bien les objets , mais cette grande lumièresera une chose précieuse dans bien des cas.
M. Herschel, dans les 'Transactions de 1799, a donné unmémoire curieux sur la lumière des télescopes, et sur leur gros-sissement; la force d’un télescope pour faire appercevoir depetits objets et pour pénétrer dans l’immensité du ciel, est cequ'il appelle po wer ojTpenetrating, et il en donne le calcul ensupposant connu le diamètre du grand miroir , et du petit miroir,celui de la prunelle et la diminution de lumière que causent lala réflexion et la réfraction. Il y a un extrait de 3 o pages pour