DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. Sc 5cîéux du milieu d’une rase-carnpagne ; et nos instruinens quiservent à prendre des mesures, des hauteurs, des distances,ne sont pas ceux dont il a besoin. Il mesure des distancessi petites , qu’elles échapperoient à tout autre instrument queles siens. Dès 1774 » Herschel se mit à observer avec un télescopede 20 pieds ; il a découvert deux nouveaux satellites de Saturneet la rotation de cette planète , ainsi que celle de son anneau ,il a observé 2000 nébuleuses, et entrepris en 178a, la révisionentière du ciel avec un grossissement de i 5 o seulement.
Ce télescope à 20 pieds de foyer, 18 pieds| d’ouverture, lemiroir pèse i 3 o livres, le champ est de 20" de temps. 11 a faitdes télescopes de différentes qualités, pour lç grossissement,pour la lumière , et pour la netteté.
-M. Herschel, au mois de novembre 1786, supprima le petitmiroir, en inclinant un peu le grand miroir pour renvoyer l’i-mage directement sur les oculaires qui sont placés à coté dutube et dirigés vers le grand miroir. Cela augmente la lumière,et l’aberration des rayons n’en est pas sensiblement augmentée ,c’est ce qu’il appelle froniview. phil. trans. 1786. p. 499. Il l’avoitessayé dès 1776, et Lemaire l’avoit proposé en 1728. Recueildes Machines , t.' VI. p. 6. mais je ne doute pas que M.Herschel ne l’ait trouvé de son côté; quoi qu’il en soit,cette idée est fort importante pour augmenter la lumière destélescopes.
M. Herschel avoitfait 200 miroirs de 7 pieds , i 5 o de 10 pieds,80 de 20 pied s ; son plus grand succès fut son télescope de 7 piedsqui peut grossir 2000 fois; il le fit en 1778.
En 1781 , il commença un miroir de 3 o pieds, mais diversaccidens l’empêchèrent de suivre ce projet.
La découverte de la nouvelle planète en 1781, Iuiayant donné«ne grande célébrité, le roi lui donna des secours, et il étenditses espérances. En 1783, il termina un très-bon télescope de20 pieds avec une grande ouverture. Après s’en être servipendant deux ans, il en fut si content qu’il reprit son projetd augmenter ses ouvertures.
Leroi promit au chevalier Banks président delà Société Royale,le plus grand et le plus utile protecteur des sciences, de fournirà toutes les dépenses , et il y eut pour 74 mille francs de ma-tériaux et journées d’ouvriers , car M. Herschel en avoit jusqu’à40 à-la-fois, et il ne les perdoit pas de vue.
Cette énorme entreprise fut commencée à la fin de 1785 ;Herschel ne vouloit aller qu’à 3 o pieds, le roi d’Angleterre m’adit qu’il l’encouragea lui - même à aller j usqu’à 40 j pieds ( 87 ± deFrance). Le miroir a 4 pieds d’ouverture; il pèse 1905 livresde France.
Tome III.
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