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Tome troisième.
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5 io HISTOIRE

dans le rapport exact du diamètre de l’objectif à celui de cepetit cercle.

Ramsden imagina en 1779 , le dynamètre ; j’en ai donné ladescription à la suite de la machine à diviser. (Paris, 17K9 ).Adams l’appelle Ossoinètre, ou Auxomètre.

Cet intrument consiste à mesurer l’image ab , fiq. 11. del’objectif A B , elle se forme à une distance O L égale au foyerde l’oculaire O; car tous les rayons venant de A se réunissenten a ; les rayons venus de B se réunissent en b, il y a donc unimage a b qui est à AB comme le foyer de l’oculaire est aufoyer de l’objectif. On ne voit pas cette image quand on regardedans la lunette , on ne voit que celle qui se forme au foyerF de l’objectif ; mais si l’on reçoit cette image sur un petitdisque transparent, divisé en dixièmes de lignes, et qu’on latrouve cent fois plus petite que l’ouyerture A B de l’objectif, onen conclud que la lunette grossit cent fois.

VIII.

Des Microscopes. Du Microscope solaire.

Nous avons parlé jusqu’à présent des lunettes comme objetdes recherches des opticiens, pour y corriger les différentesréfrangibilités ; mais il est facile de voir que le microscope estsusceptible d’une pareille amélioration $ car la position de l’objetà l’égard de la première lentille, et la diffusion de l’image quien résulte, doivent rendre l’effet de la différente réfrangibilitéencore plus grand à l’égard de cette image , que relativementà celle d’un objet fort éloigné, ce qui est le cas des lunettesd’approche. On doit aussi sentir facilement que le calcul en doitêtre beaucoup plus compliqué, parce que des quantités qui,dans le cas des télescopes, s’effacent du calcul à l’égard de ladistance de l’objet qui est alors comme infiniment grande, ontlieu dans celui du microscope. On a néanmoins tenté de sur-monter ces difficultés, et c’est là l’objet en grande partie dutroisième tome de la Dioptrique d'Euler. On y trouve des di-mensions de lentilles microscopiques qui, selon la théorie, doiventproduire le meilleur effet. Euler eut à cet égard, comme pourles lunettes, un habile et zélé coopérateur dans M. Fuss; ildonne , dans l’ouvrage déjà cité , la description d’un nouveaumicroscope qu’il annonce comme le plus parfait de son espèce.

Le P. de la Torre Somasque, de Naples, fit des microscopessinguliers en iy 65 , il en avoit un dont la lentille n’avoit qu’un2-j c de ligue et grossissoit 2660 fois le diamètie des objets, mais