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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 5i3genre que nous avons vu jusqu’à présent, mais qu’il en renfermeencore beaucoup d’autres, non-moins intéressans, dont nousallons donner le détail le mieux circonstancié qu’il nous serapossible.

i°. On peut, avec cet instrument, imiter tous les micros-copes connus jusqu’à présent, et quant à leur construction etquant à leurs effets.

2 0 . On peut, en variant la combinaison des oculaires, lesplacer de la manière la plus favorable à l’espèce d’objet qu’onobserve , et à la longueur du foyer de la lentille objective donton fait usage.

3°. Les oculaires pouvant être employés séparément ou en-semble, et pouvant se combiner d’un grand nombre de façonsdifférentes, on peut, quoiqu’on se serve de la même lentilleobjective, varier à son gré la grandeur du champ, l’agrandis-sement de l’image, et l’intensité de la lumière. Or , on saitqu’il y a des objets qui exigent une lumière bien moins intenseque d’autres pour être vus avec netteté : tout cela donne lafacilité i°. d’agrandir l’image avec le microscope de Dellebarebeaucoup plus qu’on ne le peut faire avec les autres microscopesavec des lentilles objectives de même foyer, et cela sans rienperdre de la grandeur du champ, delà clarté et de la nettetéde l’image; moyennant quoi l’on peut y observer avec le mêmedegré de grossissement des objets plus grands et dans une plusgrande étendue; et si ce sont des objets inouvans ; on peut lesobserver plus long-temps et dans une plus grande étendue deleur marche.

2 °. De faire passer successivement le même objet par tous lesdegrés d’agrandissement, quoi qu’on continue de se servir dela lentille objective, ce qui s’exécute en variant le nombre, laposition et la distance respective des oculaires, ce qui se faitdans un temps très-court et avec beaucoup de facilité.

3°. De pouvoir se procurer, quand on le veut, beaucoup plusde lumière qu’on ne le peut faire avec les autres microscopes,à grossissement égal, vu qu’on se sert alors de lentilles objec-tives d’un foyer plus long, et auxquelles on peut donner uneplus grande ouverture.

4°. D’avoir une lumière plus uniforme , ce qui fatigue moinsles yeux, et fait voir avec netteté les différentes parties de l’image.

La grandeur des miroirs employés dans le microscope deDellebare , leur mobilité , et les différentes positions dont ilssont susceptibles, donnent à l’observateur la facilité de modifierla lumière à son gré, et de choisir la plus favorable tant à l'objetqu’il observe , qu’à la force de la lentille objective , et à la forcecombinée des oculaires dont il fait usage : et l’on sait que c’estTome III. T 11