DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lrv. II. 515ses avantages au grand nombre de ses oculaires , qui, avec lalentille objective , font en tout six lentilles. Nous observeronsà ce sujet que Euler a donné dans un mémoire intitulé : De novomicroscopiorum qenere , inséré dans le volume des Mémoiresde l’Acacadémie de Pétersbourg pour les années 1766 et 1767,une excellente théorie de ces microscopes à six lentilles et deleurs avantages ; mais Dellebare a véritablement exécuté unmicroscope pareil à celui d’Euler que lui-même a regardé commedifficile, puisqu’il dit dans le mémoire cité ci- dessus : Si haecconstrnctio in praxi nulla obstacula ostendat ; il a donc unmérite égal et réel, et fournit aux physiciens un instrumentqui leur sera d’une grande utilité; c’est pourquoi d’après ce quenous venons de dire de la construction de cet instrument, desnouveaux avantages qu’il renferme et de la beauté de ses effetsdont nous avons été très-satisfaits ; nous croyons devoir conclureque le microscope présenté par Dellebare est de tous les ins-trumens de ce genre qui nous soient connus, celui qui renfermele plus de commodités pour l’observateur, et qui, en amplifiantle plus l’image, la fait voir avec plus de netteté.
Je crois que cela suffit pour terminer ce que j’avois à diredes microscopes; on ira probablement encore plus loin lorsqu’ony emploira des oculaires acromatiques. Et déjà Euler a proposéson microscope composé d’un objectif à trois verres, celui dumilieu étant de flint-glass, et de deux oculaires de flint-glasséloignés l’un de l’autre de 8 lignes.
On a fait des microscopes avec des miroirs :1e docteur Robert Bar-ker, dans les Transactions philosophiques ; Martin, dans son Op~tique , 1740 ; Priestley dans son Histoire, p. 740 ; Smith, dans Songrand Traite, en ont parlé ; mais l’objet étant situé entre le miroiret l’image ,il ne sont pas si commodes que le microscope ordinaire.
Le microscope solaire, ou la chambre obscure microscopique,a été imaginée par le docteur Liberkun qui apporta en Angle-terre un microscope de cette espèce en 1789 , et le communiquaà la Société - Royale de Londres , ainsi que son micros-cope pour les objets opaques; (Priestley, p. 74*) Le premiermicroscope solaire étoit sans miroir, et ne pouvoit par conséquentservir que lorsque le soleil donnoit directement sur la lentille.Deux opticiens de Londres, MM. Cuff et Adams en étendirentbeaucoup l’usage par l’addition du miroir, et en rendirent leservice aisé , par les dispositions expliquées dans Baker. ( Traitédes Microscopes, chap. VI). Ce microscope est composé d’untuyau, d’un miroir, d’une lentille convexe, et du microscopesimple de Wilson, qui a été décrit par Smith, art. 1001.
Les rayons du soleil étant dirigés par le miroir à travers letuyau, sur l’objet renfermé dans le microscope , cet objet vient
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