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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 5*5

Dans cet état de l’octant de Hadley, on observe l’astre pardevant , et l’on peut mesurer une hauteur qui n’excède pas(jo° ; mais il arrive souvent à la mer que l’horizon du côté del’astre est embrumé ou embarrassé par des terres. Il faut alorsobserver la hauteur par derrière. Hadley le sentit bientôt, etproposa une addition fondée sur le même principe, avec la-quelle on remplit à-la-fois les deux objets , et l’on observe, selonles circonstances , l’astre par devant ou par derrière.

Ici la disposition des miroirs est un peu différente ; le mi-roir DC placé sur l’alidade , doit être dans la direction dela ligne qui la traverse par le milieu, et le petit miroir II doitêtre porté sur l’autre rayon du secteur ; il doit aussi être bien

F arallèle au grand miroir, quand l’alidade est sur zéro. Deautre côté de cette saillie, on en pratique une autre qui sertà porter une pinnule ou une petite lunette K de quelques poucesseulement, servant à mirer dans le petit miroir H.

Maintenant si l’on veut observer, on met l’œil à la pinnuleou à la lunette , et l’on regarde l'horizon à travers la partiedu petit miroir H laissée transparente, et l’instrument étantdans la situation représentée, on pousse l’alidade de manièreque l’astre se peigne dans le petit miroir, sur la même ligneque l’horizon. Le nombre des degrés.marqué entre zéro et celuique montre l’alidade est la hauteur de l’astre.

four observer l’astre par derrière , le petit miroir que portel’avance dont on a parlé plus haut, doit être placé ensorte queson plan soit perpendiculaire à celui du miroir DE , porté parl’alidade, quand elle est sur zéro.

Nous avertirons i°. que si l’on observe le soleil ou la lune,c’est l’un de ses bords qu’il faut amener à l’horizon ; a°. quel’on doit tenir le plan de l’instrument dans la situation ver-ticale ; 6°. que pour s'assurer de la position de l’astre à l’égardde l’horizon, il faut faire faire à l’instrument quelques petitesoscillations à droite et à gauche , et si le bord de l’astre aumilieu de ces oscillations ne mord point sur l’horizon , et nelaisse aucune distance sensible entre l’un et l’autre , l’observa-tion sera bonne. Si l’on adapte comme on le fait à desinstrumensde choix un vernier (ou nonius) à l’alidade A , on pourra obser-ver la hauteur, sans craindre une erreur d’une demi minute.

On sent aisément que si l’on veut observer la distance d’uneétoile à la lune , il faudra commencer par mettre le plan del’instrument dans le plan qui passe par la lune et par l’étoile,mirer ensuite à l’étoile, et enfin amener l’alidade au point né-cessaire pour que le bord éclairé de la lune touche l’étoile. Lenombre des degrés et parties de degrés marqué par l’alidade serala distance des deux astres.