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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. II. %

Personne n’a plus avancé la perfection des instrumens queJessé Kamsden , né à Halifax, dans la province d’Yorck, le6 octobre 1730, et mort en 1801. On voit une liste de ses tra-vaux dans le Journai des Savans , novembre 1788. Il a fait unequantité prodigieuse de sextans pour la marine; et pour qu’ilsfussent très-exacts, il s’est occupé pendant dix ans à perfectionnerune grande machine à diviser, qui réunit la promptitude etla facilité. Avec cette machine admirable, on peut diviser unsextant en 20 minutes de temps. M. de la Lande en a donnéla description en françois , et elle suffit pour donner une idéede 1 invention et des talens supérieurs de M. Ramsden. Cefut le docteur Sehpherd, qui fit connoître au bureau des lon-gitudes d’Angleterre cette belle machine, on accorda à l’auteurune gratification de i 5 ooo francs, et l’on fit graver la machineen 1777. Mais actuellement on préfère pour la marine les cerclesentiers , dont nous allons parler.

Tobie Mayer, en 1752, dans le second volume des Mé-moires de Gottingen, donna l’idée d’un instrument bien ingé-nieux et bien simple pour la géodésie ; il consistait en deuxalidades, dont une porte la lunette, chacune a un point à sonextrémité , et prenant avec un compas la distance de ces deuv;points, l’on a l’angle de l’alidade avec la lunette, au moyend’une échelle de cordes, sans qu’on ait besoin d’avoir unlimbe divisé. Pour mesurer l’angle entre deux objets terrestres,le premier angle de la lunette avec l’alidade fixe étant connu ,on passe la lunette d’un objet à l’autre , puis on revient aupremier, en tournant tout l’instrument, et enfin au second;011 continue jusqu’à ce qu’on ait 36 o° , et que la lunette soitrevenue vers l’alidade, on mesure de nouveau l’angle qu’ellesfont, et la différence entre cet angle et celui qu'on avoit me-suré en commençant, ajoutée avec 36 o°, donne un multiplede l’angle compris entre les deux objets.

Mayer appliqua cette belle et heureuse idée aux instrumensnautiques; il fit voir qu’en prenant un cercle entier, et mul-tipliant les observations sur les divers points de sa circonfé-rence, on diminuoit les erreurs inévitables dans la pratique,Theoria Lunae % Methodus Longitudinumpromota, 1767 , pages24 et 3 7.

M. de Borda a ajouté une perfection importante à cet ins-trument , en éloignant le petit miroir de la lunette pour re-cevoir l’image de l’astre vu par réflexion , tantôt à droite tantôtà gauche. En combinant ces deux manières d’observer lecontact des deux images , on peut supprimer l’observation pré-paratoire par laquelle on s’assure du parallélisme des miroirsdans les sextans. Avec un cercle entier, on prend la somme