5Æ HISTOIRE
de plusieurs distances ai lieu d’une seul-e, et les erreurs delàdivision se compensent ; les plus habiles artistes en ont reconml’avantage, même pour les observations astronomiques, cornueon le verra liv. VH, et Borda a publié à ce sujet un ouvrage inc-ressant : Description et Usage du Cercle de réflexion, 1787 ,in -4°> ouvrage dont les marins nè doivent pas se passer.
Les savans et les artistes se sont beaucoup occupés, <itBorda , des moyens de perfectionner les instrmnens à ré-flexion dont se servent les navigateurs ; mais personne n’a fait maussi grand pas dans cette recherche , que Tobie Mayer. Jecélèbre astronome a propose' de substituer à l’octant de Hadbyun cercle de réflexion , qui a cet avantage singulier , qu’?nmultipliant les observations avec cet instrument, on diinimetoujours de plus en plus les erreurs qui viennent du défaut cesdivisions, et qu’il ne tient pour ainsi dire qu’à la patience lel’observateur , que ces erreurs ne soient à la fin presque pa-iement détruites.
Mayer en fit graver la figure dans son livre intitulé : TheoriaLtiinao , imprimé à Londres en 176 7. Ce cercle a, commel’octant de Hadley, deux miroirs qui ont les mêmes fonctionsque dans l’ancien instrument, et qui sont placés de la mêmemanière , avec cette différence que le petit miroir , au lieu d’ê:refixe sur le corps de l’instrument, est porté, ainsi que la lu-nette , sur une alidade particulière , qui tourne sur le centredu cercle , et dont le mouvement est indépendant de celui del’alidade du grand miroir. Voici la manière dont on observeavec cet instrument.
Soient deux astres, dont on veut mesurer la distance appa-rente; on place d’abord l’alidade sur un point déterminé delàdivision, que je suppose par exemple être le point zéro. En-suite , laissant cette alidade fixe , et ne faisant mouvoir quel’alidade de la lunette, on fait comme avec l’octant l’observa-tion du parallélisme des miroirs , c’est-à-dire qu’on déterminepar l’observation le point du limbe , où doit être mise l’alidadede la lunette , pour que les deux miroirs se trouvent parallèles.Ce qu’on obtient, comme on sait, en faisant coïncider dans lechamp de la lunette les images directes et réfléchies d’nn mêmeobjet éloigné quelconque. Cette observation étant achevée , onfixe l’alidade de la lunette, on dirige la lunette sur l’astre,desserrant ensuite l’alidade du grand miroir, on la ramène ducôté de l’œil, jusqu’à ce que l’image de l’autre astre réfléchiepar deux miroirs entre dans la lunette , et vienne toucher l’imagedu premier, vue directement à travers la partie non étaméedu petit miroir ; alors l’arc parcouru par l’alidade du miroir ,donne l’angle de distance apparente des deux astres : l’obser-vation