55 o HISTOIRE
a été comparée par M. Herschel, en examinant attentivemcrt t avceun microscope double, un objet non transparent (par ex empleun clou ). Il a trouvé que les rayons rouges n’ont que très-peu deforce pour éclairer ; viennent après les rayons orangés qui eupossèdent le plus, après \es jaunes. Ainsi , les rayons jaunes ont lapropriété d’éclairer beaucoup plus que les rouges, c’est entre lejaune le plus brillant et le verd le plus pâle qu’est le maximum.
Les rouges ont la propriété d’échauffer.
Le maximum de la force d’éclairer se trouve dans les rayons dujaune le plus clair et du verd le plus pâle.
Les verds sont égaux aux jaunes ; mais depuis les verds foncés,la force d’éclairer diminue très-sensiblement ; les rayons bleussont égaux aux rouges.
Les indigos en ont beaucoup moins que les bleus ;
Et les rayons violets encore moins.
Par rapport à la vision distincte , les couleurs sont toutes
M. Herschel dit que les rayons, qui causent la chaleur sontdoués d’une différente réfrangibilité ; il y a, pour ainsi dire , uneaffinité chimique des rayons de différentes couleurs avec lachaleur. Les expériences de M. Herschel semblent prouver queles rayons rouges, par exemple, ont la plus grande affinité chi-mique avec la chaleur; et il n’y a pas besoin de recourir à laréfrangibilité des rayons de la chaleur.
Comme les différentes parties d’un rayon solaire blanc pro-duisent différens degrés de chaleur, que cellés, par exemple,qui produisent le plus de lumière, ont très-peu de chaleur , il s’ensuit que, dans un verre ardent, le foyer de la lumière est dif-férent du foyer de la chaleur, lequel est plus éloigné de la len-tille que le premier; comme M. Herschel l’a reconnu p»ar uneexpérience, laquelle néanmoins n’est pas assez exacte pour donnerla différence de ces deux foyers exactement.
Il y des rayons venant du soleil, moins réfrangibles que ceuxqui affectent la vue, qui ont une grande force pour échauffer ,mais non pour éclairer ; mais il semble que c’est seulement unecommunication de chaleur.
M. Herschel a tâché de prouver, dans cette suite de ses expé-riences sur la chaleur et la lumière, que ces deux choses dif-fèrent l’une de l’autre ; en effet il a obtenu de la chaleursans pouvoir apercevoir de lumière, même après l’avoir con-densée par un verre ardent ou par un miroir concave ; il a aussitrouvé que la perte de la chaleur et de la lumière que les rayonssolaires éprouvent en passant par différens corps diaphanes, esttrès-variable,par exemple, un verre de couleur rouge-foncée,inter-