DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. %à celle du soleil; le calcul d’Euler ia donna plus petite, etSmith la trouva pins grande par le sien. Lambert donne lesdif’f'érens degrés de l’ombre, ceux du crépuscule et des ténèbres,soit par le calcul, soit par l’expérience. Par tout il donne desthéorèmes curieux et inattendus. Il décrit des instrumens pourdéterminer le degré de la clarté des couleurs et de leur mélange.Il calcule la clarté des objets autant qu’elle dépend de l’ouver-ture de la prunelle. Il cherche combien la véritable clarté desobjets diffère de celle que l’œil leur attribue, à raison des ré-fractions de l’œil et de l’ouverture de la prunelle.
Par tout il donne des tables qui sont le résultat des calculstirés de l’expérience, et cet ouvrage a porté à un degré rarela science de la photométrie.
Mayer s’en étoit aussi occupé. Il nous dit par exemple quela lumière ordinaire du jour est égale à celle de z5 chandellesplacées à un pied de l’objet, Conim. Gotting. , tome IV.
11 est vrai que Lambert savant physicien et géomètre a du êtremis un peu sur la voie par l’ouvrage de Bouguer donné en 1729.Mais il a tellement ajouté , et le plus souvent par des moyensquilui sont propres, qu’on ne peutrefuser de l’associer au créateurde cette partie de l’optique. Nous remarquerons seulement encoreici en passant que Lambert est auteur d’un ouvrage intitulé :Pyrornetria , ou la mesure du feu et de la chaleur, où il a jetéles lumières qu’il avoit coutume de répandre sur tous les sujetsqu’il traitoit. Dans le neuvième volume des Abhandlungen del’Académie de Munich , il y a un mémoire de M. Karstensur les Principes de la Photométrie. Bernoulli , Suppl, cin-quième cahier. On voit qu’il a depuis écrit un grand ouvragesur le même objet.
La chaleur des rayons solaires est un objet qui a du rap-port avec la Photométrie. Melville avoit examiné par des obser-vations ingénieuses la manière dont les corps sont échaufféspar la lumière, ainsi que Nollet, Mémoires de 1 j 5 j.
En 1775, le cit. Rochon lit des expériences sur les diversdegrés de chaleur des rayons colorés. Il trouva que la chaleurdes rayons violets est à celle des rouges comme 1 est à 8 ,(Recueil, p. 555).
Herschel s’est occupé nouvellement de ces recherches dansles Transactions de 1800. Avec un thermomètre très-sensible,exposé aux couleurs prismatiques , il a trouvé que les rayonsrouges le font monter de 6 { , les verds de 3 ~ et les violets de 2 0seulement : d’où résulte que les rayons rouges font monter lethermomètre 2, ~ fois plus que les verds et 5 j fois plus que lesviolets.
La force d’éclairer, pour les différentes couleurs prismatiques ,