5i5 HISTOIRE
lières. Es P. Abat, dans ses Amusemensphilosophiques , (1763 )traite surtout Port au long des propriétés des miroirs sphériquesde verre ; il donnoit à son travail le nom de Catadioptrique sphé-rique , et c’est une partie nouvelle qu'il vouloit ajouter à l'op-tique , après la catoptrique et la dioptrique sphérique. Il donne ,en premier lieu, une méthode générale pour trouver les foyers ,tant absolus que respectifs, dans toutes les espèces de miroirssphériques de verre. Il démontre ensuite plusieurs propriétés deces miroirs, parmi lesquelles il y en a qui paroissent d’abord devrais paradoxes; car il prouve qu’il y a des miroirs sphériquesde verre entièrement concaves ou entièrement convexes, quireprésentent toujours les objets au naturel sans les grossir ni lesdiminuer, et qui ont encore les mêmes propriétés que des miroirsplans.
Il s’en trouve d’autres qui, étant entièrement concaves, repré-sentent toujours les objets plus petits qu’ils ne paroissent à lavue simple , et font par conséquent le même effet que les miroirsconvexes. Il y en a d’autres qui, étant entièrement convexes,peuvent représenter les objets plus grands qu’on ne les voit à lavue simple , et font par conséquent l’effet des miroirs concaves ;il y en aussi qui peuvent représenter les objets renversés sans lesgrossir ni les diminuer.
Il fait voir qu’il est possible de faire les miroirs sphériques deverre qui représentent toujours les objets au 'naturel, sans lesgrossir ni diminuer, dans quelqu’endroit que ce soit que l’œilsoit placé, près ou loin du miroir ; et que cependant le miroirait un foyer, dans lequel les rayons du soleil rassemblés pro-duisent une très-grande chaleur. Il y en a dans lesquels on voittoujours les objets éloignés, précisément comme s’ils étoientpeints sur la surface même du miroir; et, dans d’autres, celuiqui s’y regarde peut voir son visage comme s’il étoit peint surleur surface.
Il prouve qu’on peut faire des miroirs sphériques de verreentièrement concaves, qui ne peuvent produire du feu ni aucunechaleur sensible étant exposés au soleil, et que d’autres qui sontentièrement convexes , peuvent facilement causer cet effet.
Il trouve qu’il y a des miroirs sphériques de verre qui ne peu-vent produire aucune chaleur sensible devant leur surface, les-quels cependant se chauffent eux-mêmes considérablement jus-qu’à devenir brulans, étant exposés aux rayons du soleil.
Suivant lui, il est possible de faire des miroirs sphériques con-caves qui, étant exposés au soleil, brûlent précisément dans lecentre de leur concavité. Ce problème avoit été résolu et par leP. Marius-Bettinus, et par le P. Gaspard Schott, mais d’une ma-nière difficile et presqu’impraticable : il fait yoir qu’en employant