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et qui influèrent peut-être sur les arts, et principalement sur lapeinture. En général, il ne paroît pas que la réalité de telle outelle couleur, vue à la lumière du jour, doive en exclure une autredans la même surface colorée vue à la lumière pâle et imparfaitedes flambeaux , dont les rayons , chargés d’une infinité de cor-puscules hétérogènes , peuvent souffrir de toutes autres réfrac-tions que les rayons du soleil, et se filtrer tout autrement enpassant par le milieu qu’ils ont à traverser. ( Hist . de VAcad.1743, p. 8.)
Il y a aussi, dans les mémoires de Pétersbourg , pour 1764 , unmémoire curieux d’Æpinus , sur les couleurs qui restent dansl’œil quand on a regardé le soleil 5 sur les mouches flottantes,auxquelles il étoit sujet, et qu’il attribue à des varices dans lesvaisseaux lymphatiques de l’humeur vitrée ; enfin, sur les couleursdes ombres qui lui persuadent que la lumière du jour est pri-mitivement bleue.
Ces couleurs accidentelles dont Buf'fon avoit parlé , donnèrentlien au P. Scherffer, jésuite de Vienne, de faire, en iy 63 et1765, de petits traités fort ingénieux et fort complets sur ces cou-leurs accidentelles; Bernoulli , qui en avoit la traduction, en
E arle dans son Recueil pour les Astronomes, t. III, pag. 282.
e P.Scherffer combinoit les couleurs dont l’impression reste dansl’œil avec celles d’un tableau fort bizarre , qui devenoitagréable par cette combinaison.
Beguelin, dans les Mémoires de Berlin pour 1767, rapportebeaucoup d’observations sur les couleurs des ombres, des nuageset de l’air. Voy. aussi Malville. Edirnb. Essays. t. II, p. 75, citépar Pryestley, p. 44 °-
Les deux images qui se forment dans les deux yeux ne produisentqu’une seule sensation, et Dutour a donné un mémoire inté-ressant sur ces deux images. Un objet, dit il, se peint sur l’uneet l’autre rétine ; l’image de l’objet est double, et l’objet nousparoît double effectivement toutes les fois que les deux imagestombent sur des portions de rétines situées en sens contraire àl’égard des axes optiques, ou inégalement éloignées des points oùces axes aboutissent, ou enfin non correspondantes entr’elles.Mais si les deux images se peignent sur les rétines, soit préci-sément aux extrémités des axes optiques, soit à d’égales dis-tances de ces points sur des parties correspondantes, l’objetparoît unique, quoique l’image soit double. Dans ce dernier cas,l’ame reçoit elle l’impression des deux images à-la-fois, ou bienn’y en a t-il qu’une des deux de la part de qui elle soit affectéesensiblement ?
Dutour fit beaucoup d’expériences ingénieuses pour éclaircircette difficulté, et il en conclut que des deux objets qui se joignent-