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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 58*

ïx’est pas nécessaire, pourvoir distinctement l’objet, que lesrayons de lumière partis de chacun de ces points, soient réunisprécisément sur la rétine , on ne pousse jamais l’eftbrt au pointque ces rayons soient également réunis sur les rétines ou à d’é-gales distances des rétines dans les deux yeux; et qu’ainsi il y atoujours une des deux images qui est plus nettement dessinéeque l’autre , et qui parlà a l’avantage d’affecter l’ame par préfé-rence. On peut même imaginer de plus qu’elles diffèrent assez àd’autres égards encore pour que leurs impressions n’aient ja-mais, ou presque jamais, cette égalité qui les rendroit toutesdeux efficaces en même-temps.

Nous avons vu, t. II, p. 5o5, que Earrow avoit établi un nou-veau principe sur le lieu apparent de l’image des objets , ou parréflexion, ou par réfraction, et nous avons annoncé que nousreviendrions sur cette discussion. La plupart des opticiens avoientpr is jusques-là, pour principe de cette détermination, que chaquepoint paroit dans le concours du rayon réfléchi ou rompu avecla perpendiculaire tirée de ce point sur la surface réfringente ouréfléchissante. On se l’étoit persuadé, en partie par une espèced’analogie tirée de ce que, dans les miroirs plans, on aperçoitl’objet dans ce concours, en partie par une expérience qni pa-roissoit concluante. Lorsqu’on élève perpendiculairement dansl’eau une ligne, on croit voir son image former avec elle uneseule ligne : il en est de même lorsqu’on plonge en partie per-pendiculairement dans l’eau une ligne droite, la partie plongéeparoît à la vérité rétrécie en longueur; mais son image, du moinsconsidérée avec une attention médiocre , et dans certaines cir-constances , paroît encore former nue ligne droite avec la partiehors du fluide ; ce qui semble prouver que chaque point de l’objetest vu dans le concours du rayon rompu avec la perpendiculaiieà la surface.

Ce principe, quiétoit la base de toute la catoptrique et de ladioptrique, parut suspect à Barrow ; et d’abord à le considérerdu côté méthaphysique, il y a desraisons de douter : par quellecause effectivement la perpendiculaire d’incidence auroit-ellc la

Î tropriété de contenir l’image de l’objet : ce qui n’a aucune réa-ité physique ne sauroit engendrer aucun effet ; et c’est-là le casde cette perpendiculaire, qui n’est qu’un êtie imaginaire, sem-blable au centre de la terre , vers lequel, si les corps ten-dent, ce n’est pas l’énergie de ce centre, comme le pensèrentridiculement les anciens, mais parce que faction réunie , detoutes les parties de la terre, imprime au corps une directionmoyenne vers ce point. Ainsi, voilà déjà une grande raison de sedefierdu principe. Quant aux expériences sur lesquelles on tâcboitde l’appuyer, Barrow les regardait, avec raison, comme p*tf