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exemple, de faire passer un corps opaque devant nos yeux,' 1sans que nous l’appercevions , lorsque sa vitesse est assez grandepour qu’il parcoure la grandeur de son diamètre, en moins detemps que ne dure la sensation du fond qui est au delà.
Tobie Mayer lit des expériences pour établir le plus petit anglede vision dans différens cas. ( Comm- Gotting. tom. IV. p. 97. )Porterlield a fait beaucoup d’expériences sur la vision, dontPriestley nous donne un abrégé. Par exemple, il trouve qu’unobjet en mouvement paroît immobile si le chemin qu’il fait enune seconde, est 1400 fois moindre que sa distance.
Le problème de Molyneux qui a si long-temps exerçé lesmétaphysiciens consiste à savoir si un aveugle qui a touché uneboule et un cube, les distinguera en recouvrant la vue; cettequestion, ainsi que celles qu’occasionna l’aveugle guéri parChesselden , se trouvent dans l’ Optique de Smith , et dans VHis-toire de Priestley ; de même que les Descriptions dont a parléle Cat, dans son Traité des Sens , M. Melville , ( Edinb. Essays,tom. II. )
M. Melville a fait des expériences sur les changemens decouleur qui arrivent dans les corps quand on mêle des sels avecl’esprit-de-vin allumé qui sert à les voir; comme Muschenbroëk,sur la lumière de différens mélanges que l’on peut changer ,détruire et rétablir; Goddard en avoit déjà fait en i 665 . ( Birch tIlist. of the 11 . soc. tome I. page 11. )
Nous avons parlé , t. II. p. 5 i 8 , des expériences de Newtonsur les couleurs, et des contradicteurs qui se présentèrent, quoiqueNewton n’eût fondé la théorie des couleurs que sur des expé-riences très-sensibles; l’art de les faire fut, pour ainsi dire,renfermé assez long-temps en Angleterre. Et il se trouva'd’a-bord en France , en Allemagne et ailleurs, dessavans qui n’ayant
f )u séparer exactement les différentes espèces de rayons donta lumière est composée, regardèrent cette théorie comme unesimple hypothèse qui ne pouvoit point être démontrée parl’expérience. Mariotte entr'autres tenta de faire cette séparation,et la lit d’une manière si imparfaite , que le rouge par exemple,qu’il avoit séparé par la refraction d’un prisme, étant rompupar un autre prisme , lui donna du violet et du bleu. 11 conclutdelà, que les rayons séparés par la réfraction du prisme , n’étoientpoint inaltérables par rapport à leur réfrangibilité, comme l’as-suroit Newton.
Nous avons vu, t. II. p. 5 i 5 y que Désaguliers avoit vérifiéles expériences de Newton. Ce témoignage étoit bien capabled’enlever tous les suffrages, néanmoins on ne laissa pas de voir ,peu d’années après un auteur italien s’élever contre la théoriede Newton. Rizzetti, dans une lettre adressée à M. Martinclli,