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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 58 9et publiée dans le Journal d’Italie , déclara qu’il avoit répétésoigneusement tantes les expériences de Newton et qu’il les avoittrouvées en partie fausses , en partie sans force , par l’omissionde quelques circonstances essentielles. Enfin , qu’il en avait faitquelques autres qui renversoient entièrement la théorie du philo-sophe anglois. Il éludoit par exemple, l’expérience de la lentille,qui peint l’image du papier bleu plus proche que celle du rouge,en attribuant cette différence à la différente inclinaison desrayons venant de la partie rouge et de la partie bleue; il ajoutoitqu’ayant d’abord fait l’expérience avec le même succès queNewton , lorsqu’il avoit changé de place le bleu et le rouge ,l’un et l’autre s’étoient peints avec les traits noirs à la mêmedistance. De même, après avoir placé à meme hauteur et paral-lèlement à l’horizon, un parralléiogramme peint, moitié eurouge, moitié en bleu, il convenoit que si le fond étoitnoir,le bleu et le rou^e paroissoient à differentes hauteurs : mais ilajoutoit que si le fond étoit blanc , ils paroissoient égalementélevés , ce qui ruinoit, disoit-il, les conséquences de Newton.Parmi les objections qu’il opposoit à Newton étoient encorecelles - ci : lorsqu’on regarde un cheveu ou lil de soie noire etdélié et placé en partie sur urt fond rouge , en partie sur unfond bleu, on le voit distinctement; il en est de même lorsquel’on regarde deux fils , l’un rouge et l’autre bleu placés surun fond noir, ou de quelqu’autre couleur. Il semble cependantqu'en admettant la différente réfrangibilité cela ne pourroit être.Je passe plusieurs autres raisons , parmi lesquelles je n’en voisaucune où il soit question de l’expérience où Newton fait passersuccessivement par les deux petites ouvertures, des rayons dedifférentes couleurs qui , tombant sur un prisme immobile aprèsla réfraction qu’ils y éprouvent, vont se peindre à différenteshauteurs. Celle-ci est en effet trop peu susceptible dé difficulté,et Rizzetti prend le parti de n’en rien dire.

Mais la théorie de Newton eut un défenseur habile dans M.Richter. Ses réponses me paroissent solides et victorieuses ; ilréitéra l’expérience du carton mi-parti en divisant chacune desparties colorées de bleu et de rouge, en plusieurs portions :or, il trouva toujours que les parties bleues avoient leurs pointsde distinction plus près que les rouges. Il rendit aussi une raisonsatisfaisante de la bande rouge et bleue, vue au travers duprisme et qui réussit différemment lorsque le fond est blanc,ou lorsqu’il est noir. 11 montra enfin que les objections tiréesde l’égale distinction avec laquelle on voit un fil rouge et bleusur un fond noir , on un fil noir sur un fond en partie rouge,en partie bleu , ne sont d’aucun poids. En effet, quelle ma-nière de procéder en physique que celle de Rizzetti? qui vit