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Tome troisième.
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6o.i HISTOIRE

traction est forte. L’attraction cl’un rayon de Iumiière, eu égardà sa quantité de matière, est à la gravité qu’à un projectile,eu égard aussi à sa quantité de matière , en raiison composéede la vitesse du rayon à celle du projectile et de la courburede la ligne que le projectile décrit aussi de sont côté ; pourvucependant que l’inclinaison du rayon sur la surface réfringentesoit la même que celle de la direction du projectile sur l’ho-rizon. De cette proportion il s’ensuit que l’attract ion des rayonsde lumière est plus que i ooo ooo ooo ooo ooo fois plus grandeque la gravité des corps sur la surface de la terre , eu égardà la quantité de matière du rayon et des corps terrestres eten supposant que la lumière vienne du soleil à la terre en septminutes de temps, Encyclopédie , au inot Lumierf.

Nous Unirons avec d’Alemberten disant : « Jes deux opinions,il faut l’avouer, ne sont démontrées ni l’une ni l’autre; et laplus sage réponse à la question , de la matière et de la propa-gation de la lumière , seroit peut-être de dire que nous n’ensavons rien. Newton paroît avoir bien senti ces difficultés lors-qu’il dit : De natura radiorum lucis, utrum sint corpora necne nihil omninà ciisputans. Ces paroles ne semblent elles pasmarquer un doute si la lumière est un corps ? mais si elle n’enn’est pas un, qu’est-elle donc ? Tenons nous en donc à cetteconclusion : la lumière se propage suivant une ligne droite d’unemanière qui nous est inconnue. Encyclopédie , au mot Lumière.

Dans cette histoire de l’optique nous aurions peut-être dûparler de la perspective, mais il nous a semblé qu’elle ne pré-sentoit rien d’assez nouveau et d’assez important, nous en avonsparlé, tome I. page 7x2.

M. Martin, dans son Optique , a décrit une perspectivegraphique composée de deux lentilles entre lesquelles il y a unverre plan divisé en parties égales.

Le cit. Pictet, revenant de Londres en 1B01 , nous a montréun instrument de perspective qui nous parut simple et commode.L’index que l’on a dirigé sur l’objet se rabat sur le papier, ety marque la place de l’objet sur le tableau de perspective.

Nous Unirons notre histoire de l’optique en renvoyant à unouvrage important, où l’on trouvera de plus grands détails,dont il est parlé ci dessus, p. 4 'i 1 i mais que Montucla n’avoitpoint vu : c’est V Histoire de l'Optique , par Priestley, impriméeà Londres, en 1772, (et non en 1771 ), en 81 3 pages i/z-4 0 .Cet ouvrage est un des meilleurs de Piiestley , et il annonce queM. Michell lui a été fort utile ; quoique ce soit une histoirede l’optique, il contient aussi la partie systématique, de manièreà pouvoir être utile à ceux qui veulent connoâtre bien cettecience. Il divise son histoire en six périodes. i cre . Avant la