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Tome troisième.
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DE S MAT H É M AT IQ U E S. Pam- . V. Liv. III. 6 29solider cette base, et cest ce que fit dAlembert comme nousl'avons remarqué page 6 z( . On peut dire enfin que par la etpar diverses observations quon lit dans cet ouvrage et diversantres de dAlembert, il a jeté une grande lumière sur cettebranche de nos connoissances , et dissipé les légers nuages quien couvroient encore quelques parties.

DAlembert traite encore dans lédition de 1796 une ques-tion qui a beaucoup occupé les métaphysiciens allemands, etqui fut proposée pour sujet de prix, par lAcadémie de Berlin,savoir : Si les lois de la mécanique et de la statique sont desvérités nécessaires ou contingentes. La meilleure pièce sur cesujet nous a paru être celle du savant physicien et profondmétaphysicien Bulfinger. Il nhésite pas à les regarder commedes vérités nécessaires, cest à-dire pour fixer létat de la question,que la nature des corps étant telle quelle a été établie par lau-teur de lunivers, cest-à-dire, douée dimpénétrabilité, les loixde la statique et de la mécanique en sont une suite nécessaire,comme des propriétés de létendue suivent nécessairement toutesles vérités géométriques. Tel est aussi le sentiment de dAlem-bert, quil établit sur une suite de réflexions métaphysiques lu-mineuses et profondes.

La question des forces vives devoit nécessairement fixer lat-tention dun auteur qui écri voit sur la Dynamique, ou la Sciencedes forces. DAlembert ne pou voit se dispenser den parler ; maisil ne prend pas le change ; entrer dans cette discussion chaqueadversaire puise dans une métaphysique plus ou moins déliéede nouvelles raisons ; ceût été sécarter inutilement de son objet,quelle que soit la manière destirner les forces des corps en mou-vement, les principes de solution établis par dAlembert sontindépendans de cette question. Les problèmes quil analyse etquil résoud , se réduisent uniquement à déterminer des vitesseset des directions de masses données ; chacun des tenans, dansce grand combat, estimera ensuite comme il le voudra la forcedes corps dont il connoîtra la vitesse ; aussi trouva-t-il que cétoitune question de mots, comme nous lexpliquerons dans lar-ticle suivant.

V.

De la question des Forces vives.

Il est rare de voir les mathématiciens disputer sur les prin-cipes ; cest cependant ce quon vit, avec une sorte de scandale ,vers le commencement du dix-huitième siècle, et pendant qua-