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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. III. 65isophes avoient senti cette vérité , que la divinité agit dans l’exé-cution de ses vues par les voies les plus simples ? Mais ils’agissoit de savoir en quoi consistoit ce moyen le plus simple,ou ce minimum d’action que l’auteur de la nature emploie dansla production du mouvement et de ses différentes modifications ;et c’est ce que Malebranche étoit bien loin de soupçonner.

Wolf, ajoute Kœnig , s’est expliqué bien plus clairement dansun mémoire de ce philosophe, inséré parmi ceux de l’Aca-démie de l’étersbourg, tom. I ; on y trouve en effet cette consé-quence qui termine la proposition XIII, que les actions sont enraison composée des masses M et m, des vitesses C et c, et desespèces S et s ; d’où il conclud encore , dans le corollaire sui-vant, que les actions, dans le même temps où les forces sont enraison composées de masses et des quarrés de vitesses.

A ne prendre que les mots, M. de Maupertuis paroîtroit icicondamné sans appel. Mais chez Wolf, le mot d’actionne signifiepoint la môme chose que chez M. de Maupertuis ; chez le philo-sophe Léibnitzien , c’est l’énergie d’un corps mis en mou-vement pour produire un effet quelconque, et s’il trouve cetteévaluation de l’action ou de l’énergie du corps en mouvement,c’est qu’il emploie des prémices dont on peut bien lui nierquelques-unes , et en particulier, celle où voulant prouver quel’action d’un corps se mouvant librement, et sans résistance, est

f >roportionnelle à l’espace parcouru, il la compare à celle d’unîomme qui l’auroit transporté dans cet espace. Il y a, ce mesemble , une grande disparité ; car le corps mis en mouvement,doit, par sa nature et sans effort nouveau, se mouvoir sans cesseet uniformément ; cet état est pour lui aussi naturel que celuidu repos, tandis que l’homme transportante long d’un espace uncorps quelconque, le sien , par exemple, est obligé à chaque ins-tant de renouveler son action.

Mais quoiqu’il en soit de cette dénomination de Wolf et deLéibnitz, il n’y a , dans cet écrit, aucune trace de maximum ouminimum de cette action dans les modifications du mouvement,et c’est-là ce qui caractérise le principe de Maupertuis.

Quant à ’sGravesande, voici ce qu’il dit dans un petit écritimprimé en 1726, sous le titre à'Essai sur le choc des corps. Lavitesse respective de deux corps étant donnée, la somme deleurs forces est la moindre possible, leurs directions sont con-traires, et leurs vitesses absolues en raison réciproque de leursmasses ; ou ce qui revient au même , lorsque deux corps dont lesvitesses absolues sont réciproques à leurs masses se choquent, lasomme de leurs forces est la moindre possible, ou la somme desproduits de leurs masses par les quarrés de leurs vitesses , est lamoindre possible , après le choc. Cela est évident pour les corps

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