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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. III. 669seconde , il en résulte une résistance très-grande , et nous ver-rons même que l’expérience la donne beaucoup plus considérabledans les grandes vitesses. Comment une force aussi considérablen’influeroit-elle pas sur la courbe décrite par le boulet.

Malgré un raisonnement si convainquant, il semble que c’estaux écrits de Eenjamin Robins que l’on doit la destruction dupréjugé qui régnoit parmi les artilleurs. Cet homme, d’un vraigénie, entreprit vers 174° des expériences sur l’artillerie, donton lit le résultat dans son ouvrage intitulé : à New theory ofGunnery , imprimé à Londres, en 1742, in- 4 0 . et de nouveaudans le recueil de ses Mathematicals tracts, Londres, 1761 ,i«-b°. 2 vol. ouvrage qui eût mérité d’être traduit beaucoupplutôt dans notre langue, et qui ne l’a cependant été qu’en1781 , par Dupuy, professeur de Grenoble, par l’impulsion dede la Lande dont il étoit élève. Il y en eut une autre traduc-tion en 1780, par Lombard, professeur d’Auxonne.

Après plusieurs propositions appartenant plus à la physiqueou à la chimie qu’aux mathématiques , sur la nature du fluideproduit par l’explosion de la poudre, sur l’espace qu’il tend àoccuper aussitôt qu’il est développé et sur la force qui en résultepour chasser le boulet, Robins examine mathématiquement ceproblème de balistique : étant données les dimensions d’unepièce d’artillerie, la densité du boulet et la quantité de la charge,déterminer la vitesse que le boulet acquerra par l’explosion,en supposant que l'élasticité du fluide produit est donnée aumoment de l’explosion. Il y suppose aussi ces deux principes,qu’il prouve ensuite, savoir : i tf . Que l’action de la poudre cesseau moment où le boulet est hors de la pièce. 2 0 . Que toutela pondre est convertie en fluide élastique avant qu’il ait sen-siblement changé de place.

Ce problème savamment résolu, il en fait l’application à descas particuliers , et il fait voir qu’une balle de plomb de depouce de diamètre, chassée d’un canon de fusil de 45 poucesde longueur, avec une charge de poudre de 2 pieds\de hauteur,lui donne une vitesse de 1668 pieds par seconde, au sortirde la bouche du canon.

Mais comme de pareilles conclusions tiennent toujours à desprincipes physiques dont la certitude n’est pas absolument ma-thématique , il détermina par l’expérience quelle est la vitessed’une balle partant d’un canon avec certaine charge de poudre.

Il y emploia une machine fort ingénieusement imaginée quiconsiste en une espèce de pendule d’un poids donné et tour-nant sur un axe horizontal; ce pendule recevant l’impressionde la balle en est élevé jusqu’à un certain angle qui est mesuré ;ensorte que connaissant le poids du pendule, celui de la balle