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Tome troisième.
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670 HISTOIRE

et sa vitesse, on peut déterminer cet angle, et réciproquementcet angle étant donné avec le poids du pendule et celui dela balle , on peut déterminer cette vitesse , d’après ce principede mécanique : lorsqu’un corps non élastique en choque un autreen repos, ils marchent ensuite conjointement avec une quan-tité de mouvement égale à celle du corps choquant avant lechoc. Mais il faut voir dans le livre de Robins la manière dontil fait ce calcul, et les attentions scrupuleuses qu'il y met.Ses expériences confirment sa théorie sans autres différences quecelles qu’on doit attendre dans dépareilles matières, où millepetites circonstances impossibles à prévoir font varier en plusou en moins les résultats. Mais prenant un milieu entre plusieursexpériences, comme fait en général Robins , on est assuré d’at-teindre à très-peu près le point de la vérité.

Il passe ensuite à la recherche de la résistance que l’air opposeau mouvement du projectile ; ce qui l’engage à présenter d’aborddes réflexions très judicieuses sur celle qu’éprouvent les corpsen traversant des milieux différemment constitués. Il fait voirque fa résistance en raison du quarré des vitesses n’a fieu quedans un fluide dont les particules isolées les unes des autres

i ieuvent être déplacées, sans qu’elles mêmes tendent à déplaceres parties voisines ; ce qui est une supposition purement ma-thématique , et c’est aussi dans ce seul cas qu’à lieu la propor-tion selon laquelle une sphère mise en mouvement éprouveune résistance, qui est la moitié de celle qu’éprouve le plande son grand cercle; mais il n’en est pas ainsi dans les fluidesou incompressibles comme l’eau , dont les parties semblent s’ap-puyer les unes sur les antres, où dans un fluide élastique commePair. 11 n’en est pas de même non plus dans le cas oii le corpsse meut avec une très-grande vitesse, et dans celui où il n’aqu’une vitesse médiocre. Dans ce dernier cas le fluide tend àremplir et remplit en effet sur-le-champ la place laissée enarrière par le corps en se mouvant. Il n’y a ici qu’une résis-tance simple, et à dire vrai, que l’expérience seule peut dé-terminer. Dans le premier cas c’est toute autre chose; le fluide,Pair par exemple, ne pouvant tout-à-coup piendre la place quevenoit d’occuper le corps, il s’y fait un vide, et conséquem-ment , indépendamment de l’effort du corps pour pousser lefluide en avant, il a à soutenir le poids d’une colonne d’airde même base et dont la hauteur est égale à celle de l’atmosphère.Robins trouve enfin par des expériences que lorsque la vitesseest petite comme de 20 à 3 o pieds par seconde, la résistancene s’écarte pas beaucoup de la loi du quarré de la vitesse; etle cit Coulomb a fait voir en 1P00 , que dans un mouvementtrès-lent la résistance est comme la vitesse simple.