«92 HISTOIRE
Mouvement des eaux mêlées ; un ouvrage de Buteone, sur laMesure des eaux courantes , et les remarques de Poléni.
Le quatrième renferme des lettres inédites de Galilée, deCastelli, d’Arrighetti, de Guiducci, Baliani, et plusieurs piècesrelatives à la contestation ancienne de Bologne et de Ferraresur l’introduction du Reno dans le Pô.
Le tome V contient un choix fait dans l’ouvrage de Zendrinides choses utiles à la pratique, et des rapports sur les eaux deBologne.
Le tome VI contient des expériences de Genneté sur le coursdes fleuves , et la réfutation par Bonati ; des remarques d’Eus-tache Manfredi, sur l’élévation continuelle du fond de la mer,un discours d’Eustache Zanotti sur la disposition du lit des fleuvesprès de leur embouchure , un mémoire de Bolognini sur lesmarais Pontins.
Le tome VU, a pour objet différens torrens d’Italie, et unouvrage de Frisi , sur la manière de régler les fleuves et lestorrens, nous en parlerons ci apiès.
Le principal ouvrage du recueil italien est Traité de la na-ture des fleuves. Voici la notice qu’en donne le cit. Bossut dansson Hydrodynamique , tome IL page Ce traité qui eut dansson temps la plus grande célébrité, mérite encore aujourd’huil’attention des savans hydrauliciens ; et Eustache Manfredi ena enrichi les dernières éditions de notes instructives.
Il est évident que l’eau prendra du mouvement, pourvu quellesoit plus élevée que l’endroit vers lequel elle est supposée avoirla liberté de s’étendre. Ainsi un fleuve dont la surface est ho-rizontale, ne laissera pas de s’écouler s’il aune décharge placéeun peu plus bas que sa surface: dans l’état physique et actueldes choses, les lits des rivières sont inclinés, du moins dansla plus grande partie de leur étendue. Leurs différentes incli-naisons et leur sinuosités dépendent de la résistance du fondet des obstacles que l’eau rencontre.
L’eau d’une rivière, en frottant contre le fond et les bordsdu lit, en détache nécessairement de la terre qui est emportéepar le courant; ainsi la rivière doit s’approfondir et s’élargir,tant que la force de l’eau n’éprouvera pas une résistance égalequi la détruise. Mais comme le lit de la rivière , en s’agran-dissant perd peu-à-peu de sa pente, que la vitesse primitive-ment acquise diminue par les coudes du lit ou par d’autresobstacles ; qu’au contraire, les terres à une plus grande pro-fondeur, ont plus de ténacité: il arrive enfin que la force deseaux, et la résistance des terres se mettent sensiblement enéquilibre. Si yous placez quelqu’obstacle dans la rivière , la force