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viendront à tomber au fond du fleuve, elles l’exhausserontnécessairement: quand le cours du torrent cessera , ces matièresseront corrodées et emportées par le courant du fleuve. Si pourproduire cet etfet il faut plus <de temps qu’il ne s’en écouleentre deux affluences consécutives du torrent, le fond ne pourrapas être réduit à la moindre pente que demandent ia ioicede l’eau et la résistance du terrein ; mai* ce fond s’établira entredeux tenues; dont l’un est celui qui répond à la plus grandecorrosion que peut faire l’eau de la rivièje; l’autre est celuiqui répond à la plus grande élévation que peut produire lamatière apportée par le torrent.
Le cit. Bossut donne également une notice des autres ouvragescontenus dans le Recueil italien; il laut voir sur tout le ju-gement qu’il porte sur l’ouvrage du P. Frisi.
Mais l’Italie n’a pas fourni d’ouvrage plus complet que celuidu P. Lecchi, ingénieur célèbre du Milanez. ldrosiatica csa-minata ne’suoi principi , e stabilita ne/Le sue regoie délia mi-nera delle acque correnti. Dal P. Antonio Lecchi, délia comp.di G. Milano, 1765, z/z-4 0 . 4 ^° P a ges. Cependant il convientque son principal but a été de déterminer les savans à fairedes recherches sur une matière encore très-neuve, et de sou-mettre lui-même à un examen plus rigoureux ce que les phy-siciens et les géomètres en ont pensé et écrit depuis près dedeux siècles; de reconnoître la vérité ou l’incertitude des pre-miers principes de l’hydraulique adoptés jusqu’ici, de séparerles véritables de ceux qui ne sont que douteux , et dont on n’afait usage que trop souvent. 11 traite d’abord des vitesses etde la quantité, soit absolue, soit relative de l’eau qui sort parles ouvertures des vases et des réservoirs , suivant les différenteshauteurs. Il cherche ensuite avec soin si cette loi peut s’appli-quer aux grands volumes d’eau qui coulent dans les canauxet dans les fleuves. Enfin, if démontre les règles de pratiqueles plus sûres pour la division et la mesure des eaux courantes.Nous allons reprendre ces trois grands objets, et donner uneidée de la manière dont l’auteur les a remplis. Avant de traiterde la loi des vitesses, le P. Lecchi examine les différens moyensque les auteurs ont employés pour connoître les lois du mouve-ment des fluides , les uns, à priori , ont cherché par les prin-cipes généraux de la mécanique, la vitesse que doit avoir chaqueparticule d’eau en sortant d’une ouverture quelconque suivant lescirconstances. Mais cette méthode est extrêmement incertaineet arbitraire, comme l’on en peut juger par les différences quise trouvent entre les auteurs qui l’ont employée.
Les autres ont cru pouvoir rapporter la vitesse , avec laquellel’eau s’écoule d’une ouverture, à la seule pression du fluide su-périeur :