702 HISTOIRE
est une boule suspendue à un fil qui marque sur les divisionsd’un quart de cercle la déviation par rapport à la perpendi-culaire. Mais il y a eu sur le calcul qu’on tire de ces observationsdes difficultés entre les auteurs ; Gu^lielmini a fait une sup-position qui a été contredite par Zendrini, Herman, Manfredi,et qui est véritablement fausse. Aussi le P. Lecchi donne desmoyens de rectifier cet instrument. Il en borne l’usage aux vitessesrespectives, et à celles qui ne sont pas trop petites. 11 donnela manière qui lui a paru la plus sure pour déterminer aveccette machine la loi des vitesses absolues. En conséquence, ilcorrige les expériences de Zendrini sur la même matière.
La réputation de Zendrini exigeoit qu’on discutât ses travauxavec une extrême attention ; on voit que les principes de soncalcul analytique et la construction de sa table sont égalementsuspects ; les loix qu’on en déduit pour la vitesse des eaux cou-rantes ne s’accordent point entr’elles. Sa formule pour trouverle punto cii sublimata , ou l’origine équivalente de la chute d’unfleuve conduit à des conséquences absurdes. Le P. Lecchi a doncété obligé d’opposer de nouvelles expériences à celles de Zen-drini ; il démontre par leur moyen que la table de Zendrinipour les vitesses peut se combiner avec toute sorte de paraboles ,mais non pas avec une seule parabole déterminée qui donnedes vitesses absolument égales à celles qui résultcroient de lahauteur équivalente. Il n’est donc pas possible d’assigner uneloi déterminée pour les vitesses des fleuves. Parmi les raisonsqui s’y opposent, il en est une qui fait la matière d’un chapitre ,et qui est extrêmement considérable, c’est le regorgement deseaux qui sont retenues ou gênées par quelques obstacles. Il estencore plus difficile d’assujettir ce phénomène à une loi, qu’ilne l’étoit pour le cours ordinaire d’un fleuve. Les causes ensont trop diversifiées et trop irrégulières. Le P. Lecchi réfutece qu’ont écrit là-dessus Grandi , Guglielmini, Manfredi, Poléni.Il n’entreprend pas cependant d’y substituer aucune espèce dethéorie; les conditions du problème sont en trop grand nombre,et les observations en trop petit nombre.
Ainsi la seconde partie de cet ouvrage a été employé à traiterdes instrumens et des méthodes que l’on doit employer ou rejet-ter dans la mesure des vitesses. Dans la troisième, l’auteur re-cueille le fruit des deux premières, au moyen des règles depratique qu’on y trouve pour la mesure des eaux , soient quellessortent par des ouvertures, soit qu’elles coulent dans des canaux.Il s’étend de préférence sur les méthodes qu’il a eu occasionlui même d’employer, et qui lui ont paru les plus commodesdans la pratique. Le premier article est rempli par une lettredu P. Boscovich en réponse à la demande que l’auteur lui avoit