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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 729

Coulomb a trouvé, en soutenant la brouette chargée, aumoyen d’un peson, au même point où les hommes tiennent lesbras, que la partie du poids qu’ils soutenoient étoient de 18 à 20kilogrammes ; que lorsque la brouette étoit vide , ils ne pot toientque 5 à 6 kilogrammes.

Il a encore trouvé que lorsque la brouette étoit chargée , lesbras étant soutenus par des cordes attachées à un point très-élevé, la force nécessaire pour pousser la brouette sur un terrainsec et uni, étoit de 2. èu 3 kilogrammes. Cette dernière forcedépend en grande partie des petits ressauts que la roue éprouvesur le terrain : elle varie suivant l’adresse du travailleur, qui nesait pas toujours se rendre maître du mouvement de sa brouette.Pour déterminer, d’après l’expérience dans ce genre de travail,la quantité d’action utile que les hommes fournissent, l’on re-marquera que la charge moyenne des brouettes, dans un ateliercomposé d’hommes vigoureux, est à-peu-près de 70 kilogrammes,que le poids des brouettes, qui varie beaucoup, est moyenne-ment de 3 o kilogrammes.

Mais comme l’effet utile est mesuré par la quantité des terrestransportées, multipliée par le chemin qu’elles parcourent,puisque les hommes font rouler la brouette chargée à 14,61kilomètres de distance , l’effet utile journalier aura pour mesurele produit des deux nombres 70 et 14,61, multipliés l’un parl’autre; ce qui donne une quantité équivalente à 1022 kilo-grammes transportés à 1 kilomètre.

Mais il trouva que lorsqu’un homme transporte à dos des far-deaux , le maximum de l’effet utile de son travail avoit pourmesure un poids de 692,4 kilogrammes transportés à 1 kilo-mètre. Ainsi, l’effet utile que fournit un homme qui transporteles fardeaux sur une brouette , est à l’effet utile du même hommelorsqu’il transporte les mêmes fardeaux sur son dos, comme102,7: 692,4: : 148,100 , ensorte que sur un terrain sec, uni ethorizontal, 100 hommes avec des brouettes, feront, à peu dechose de près, la même quantité de travail que i 5 o hommes avecdes hottes.

Le cit. Coulomb cherche ensuite la quantité d’actions de ceuxqui élèvent le mouton , et il trouve que dans la sonnette le tra-vailleur ne fournit qu’un peu plus du tiers de l’action qu’il pro-duiroitdansle second cas, et qu’ainsi il seroit facile, en employantla force des hommes de la manière la plus avantageuse, de faireen sorte qu’un homme produisît presqu’autant d’effet que trois,de la manière dont ils sont employés dans la sonnette.

On évalue, dans la plupart des ouvrages de mécanique, lapression qu’un homme exerce sur la poignée d’une manivelle,à i2 ou i 3 kilogrammes. Notre auteur ne croit pas que, dans unTome III . Z z z z