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travail continu , cette pression puisse s’estimer au-delà de 7kilogrammes. La poignée delà manivelle parcourt le plus souventun cercle de a3 décimètres de circonférence , et l’on compte surtrente tours par minute. Enfin , l’on évalue le temps du travail àdix heures par jour, et dans les grands travaux, l’on ne retientles travailleurs qui agissent sur les manivelles, qu’au plus huitheures, sur lesquelles ils ralentissent leur mouvement, ou sereposent môme assez pour qu’il ne soit pas possible d’évaluer qu’àsix heures le temps du travail effectif, à raison de vingt tourspar minute.
En calculant la quantité d’action d’après ces observations , ilfaut multiplier ensemble 7 kilogrammes 23 décimètres, 20 et36o, ce qui donne, pour la quantité d’action journalière, 116kilogrammes élevés à un kilomètre. En partant de ces résultats ,si l’on vouloit comparer les différentes quantités d’action fourniespar les hommes qui montent librement un escalier, avec celledes hommes qui agissent sur la manivelle et la sonnette, l’ontronveroit que les quantités d’actions fournies par le mêmehomme, dans ces différens travaux, sont entr’elles commeles nombres 205, n6, 75, quantités qui sont à-peu-près commeles nombres 8, 5, 3, rapport qui probablement donne uneprécision suffisante dans la pratique; car dans une question dece genre, il est inutile de chercher une exactitude dont la variétéqui existe entre les forces de différens travailleurs, rend la dé-termination impossible.
La pratique, au surplus, paroît avoir décidé que les mani-velles sont préférables à la sonnette ; car presque toutes lesmachines employées dans les grands travaux, pour les épuise-mens, sont mises en jeu par des manivelles.
L’auteur calcule également la quantité d’action que l’on con-somme en labourant la terre avec la bêche ; mais cet article esttrop sujet à varier.
Ainsi, Je résultat de ce curieux mémoire, est qu’un hommequi monte un escalier librement et sans aucune charge , peutfournir une quantité d’action presque double de celle que peutfournir le même homme chargé d’un poids de 68 kilogrammes ,qui est à peu-près la charge moyenne des hommes qui montentle bois dans les maisons. Mais comme dans cette manière d’em-ployer les forces, il n’y a de travail utile que le fardeau trans-porté , il en résulte que l’effet utile du travail pour l’homme quimonte chargé, n’est que le quart de la quantité totale d’actionque fournit dans la journée l’homme qui monte naturellementun escalier ; ensorte que si un homme montoit librement unescalier, et qu’en se laissant tomber par un moyen quelconque,il élevât un poids égal à sa pesanteur, il produirpit à-peu-près