DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 7 <Sivide qui s’y est formé , achèvera la condensation de la vapeuret remplira le vase. Si l’on ferme alors le robinet inférieur ,et qu’on ouvre ceux qui rétablissent la communication entrela chaudière et le vase ; la vapeur viendra presser l’eau qui yest contenue; cette eau ne pourra plus redescendre, mais trou-vant le robinet supérieur ouvert, elle montera par le tuyau su-périeur à une hauteur proportionnelle à l’effort de la vapeur.Lorsque le vase sera ainsi vidé d’eau, rempli de vapeur, onfermera les robinets , et les choses deviendront au même étatqu’au commencement de cette description. Le second vase , sestuyaux et ses robinets, font de leur côté les mêmes fonctions,de manière que quand la condensation a lieu dans l’un des deuxvases où l’ascension de l’eau a lieu dans l’autre et réciproque-ment, (Prony , tome I. p. 565).
On voit que cette machine a beaucoup d’analogie avec ladescription qui termine le fragment du marquis de Worcesterrapporté plus haut. Il faut cependant observer que cette descrip-tion est énoncée d’une manière vague et même obscure qui nepeut pas donner une idée bien nette de la machine décrite.
Il y a une autre manière plus simple imaginée par Savery,pour élever l’eau , et rapportée dans l’ouvrage deBradley, intitulé :New improvements of planting and gardening. Ceux qui désire-ront en avoir une description plus circonstanciée pourront consul-ter un ouvrage anglois en 2 vol. in- 4 0 . publié à Londres , en 1729 ,par Switzer qui a pour titre : An introduction to a général s\s-tem of hydrostatichs and hydraulick , Prony fait voir les incon-véniens qui résultent de la pression immédiate de la vapeur surl’eau à élever. On a essayé postérieurement de remédier à cetinconvénient en établissant un flotteur entre la vapeur et l’eau.Ce flotteur en montant, fait lever une soupape qui ferme lacommunication entre la chaudière et le vase. Cette soupape sereferme lorsque le flotteur descend : il y a également des sou-papes à la place des robinets qui s’ouvrent et se ferment parla pression de l’eau, ensorte que la machine va d’elle-mêmeen entretenant seulement le feu. On l’avoit exécutée de cettesorte au jardin de Monceau, qui appartenoit au feu duc d’Or-léans : Prony en donne le mécanisme.
A-peu-près dans le même-temps où l’Angleterre jouissoit desinventions dont nous venons de parler, Papin, professeur demathématiques à Marbourg, avoit fait dès l’année 1698, plu-sieurs expériences sur la manière d’élever l’eau par la forcedu feu. Ce savant a donné un ouvrage imprimé à Cassel, en1707, i/z-8°. et intitulé : Nouvelle manière d'élever l'eau parAz force du feu , dans lequel il accorde à Savery , ou aux Anglois,le mérite d’avoir trouvé de leur côté , le même effet avec leTome III. D d d d d