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même agent ; mais sa machine est plus imparfaite que cellede Savery. La grande célébrité de ses expériences sur la vapeurest principalement fondée sur l’usage qu’il en a fait pour dis-soudre les os au moyen de son digesteur, très-connu sous lenom de marmite de Papin , dont il a publié la description àTaris, en 1682, sous la dénomination de Machine propre àamollir les os pour en faire du bouillon. D’un autre côté,Amontons publia en 1699 , dans les Mémoires de l’Académie ,la description d’un moulin destiné à être mû par le ressort del’air dilaté par l’action du feu, et condensé ensuite parle contactde cet air avec l’eau froide r on voit encore dans l 'Histoire del’Académie , pour Tannée 1705, que Dalesme proposoit d’em-ployer la vapeur de l’eau comme moteur propre à être appliquéà une machine quifaisoit jaillir l’eau à une grande hauteur.
Le gaz aqueux , employé au moyen des machines, ne peutélever un fluide qu’en le pressant immédiatement, ou par lemoyen du flotteur; ce qui ne change rien au mécanisme fon-damental. 11 falloit que l’action du moteur fût transmise à larésistance, par le moyen d’un balancier. Cette idée ingénieusea été la source de toutes les additions postérieures faites auxmachines à feu , qui ont généralisé leur usage autant qu’il estpossible, et les ont rendues propres,non-seulement à élever l’eau rmais à procurer à des résistances quelconques des mouvemenstant rectilignes que circulaires. Par-là on a pû appliquer la ma-chine à feu à tous les besoins de la vie, aux arts, aux manu-factures. Et quoique l’auteur de ce mécanisme n’ait pas fait cesapplications, on ne doit pas moins lui accorder la gloire d’a-voir donné le moyen de généraliser l’usage de la vapeur qui,avant lui, n’étoit employée qu’à élever de l’eau.
On attribuoit à Savery l’invention de cette machine, maisc’étoit une erreur; et ses véritables inventeurs sont Nweuco-inen, marchand de fer, et Jean Cawley, vitrier, demeurantà Darmouth, petite ville, avec port de mer, située dans lecomté de Devonshire en Angleterre, c’étoit vers 1710. Swetzer ydont on cité l’ouvrage plus haut, et qui a connu personnelle-ment Savery et Newcomen, atteste que la machine de ce der-nier est entièrement le fruit de son génie. Mais Savery plusprès de la Cour, obtint la patente ou privilège avantNewcomen ;et celui-ci, homme simple et modeste , se trouva assez heureuxd’être son associé -.cette machine est expliquée dans Proni rp. 568. On peut voir aussi la description d’une machine à feupour les salines de Castiglione en Toscane , par M. de Cambraid’Igni. Parme , 1766 , in-\°.
La machine de Newcomen , malgré son avantage sur celle deSavery a cependant plusieurs incünvéniens, et dont un des.