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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 7 8 ialler sans chevaux, telle est celle du Gitoyen Clément ( passagede la Boule blanche (F.S. Ant. ) qui avec ses pieds fait agirdeux coudes de l’essieu , sur lequel une des roues est fixée.

Les machines pour voler ou s’élever en l’air ont exercé detous les temps l'imagination des mécaniciens, mais l’entrepriseétoit impossible comme je l’ai fait voir, page 737»

Les ci.oBts de Montgoefier sont la découverte la plus éton-nante que les hommes aient faite , ainsi l’on ne peut se dispenserd’en parler dans l’ Histoire de la mécanique : de tous les nomscélèbres qui passeront à la postérité, celui de Montgolfier estfait pour l’emporter sur tous les autres; il planera sur les tempscomme il nous a appris à planer sur lés airs.

Joseph Montgolfier, né à Darvézieux , près Annonai, le 6août 1740, m’a raconté que ce fut au mois décembre 1782, qu’é-tant à Avignon il songea pour la première fois au pouvoir del’air raréfié, il envoya acheter dix aunes de taffetas, le découpaen fuseau , qu’il fit coudre ; il alluma une feuille de papier au-dessous, il vit le globe s’élever, et la découverte étoit faite.Il fit le 5 juin, 1788 , une expérience publique à Annonai ; l’in-tendant de la province en donna avis à l’Académie des Sciences,etnous dîmes tous, cela doit être; commentn’ya ton pas pensé?

On engagea l’auteur à venir à Paris , il chargea son frèreEtienne (r) de le remplacer. Celui-ci fit construire un ballon chezliéveillon , au fauxbourg Saint-Antoine , et le 21 novembrePilatre et d’Arlande partirent de laMuette et traversèrent la rivière.Montgolfier m’avoit promis que je serois le premier qui mon-teroit, mais j’étois absent lorsque le ballon fut achevé.

Charles, notre célèbre physicien , ne tarda pas à comprendrequ’en remplissant un ballon avec de l’air inflammable on auroitplus de sûreté, quoiqu’avec plus de dépense, et il fit le i er . dé-cembre, 1783, une superbe ascension au jardin des Thuileries,l’enthousiasme des spectateurs alla jusqu’à l’ivresse ; et pendantquelques mois on ne parloit dans Paris que de cette étonnantedécouverte ; les brochures se multiplièrent, et cela a duré plu-sieurs années.

Blanchard qui avoit eu la prétention de s’élever avec des ailes,et qui lesfaisoit voir chez M. de Vienney, rue Taranne , renonçabientôt à cette folie, et le 2 mars 1784 il partit du champ deMars dans un aérostat qu’il avoit construit et qu’il avoit remplilui-même. Il employa dix grands tonneaux où il y avoit 5 o livresde rognures de tôle , 70 livres d’acide vitriolique, et 100 livresd’eau dans chacun. Il a fait depuis ce temps là 5 o autres voyages-dans toutes les parties de l’Europe.

0) H est mort en 1799, à 52 ans..