RÉVOLUTION DANS L'INDUSTRIE DU COTON.
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employées, soit en blanc, soit après avoir reçu, par l’impression, des dessins variés à l’infini, se reproduisaient partout dans nos meubles et dansnos vêtements.
Tel était le commerce en grand du colon, lorsque vers Tannée 1769, unbarbier anglais nommé Arkwright se demanda un jour pourquoi, au lieud’un rouet qui file un seul fil de coton à la fois, et par le moyen duquel unepersonne obtient dans vingt-quatre heures tout au plus une once ou deuxde fil de coton, on ne filerait pas la même matière sur de grands rouetsd’où sortiraient plusieurs centaines de fils en mente temps, et par le moyendesquels une seule personne obtiendrait par jour plusieurs livres de cotonfilé ’ ?
1 L’art de filer le coton à la mécanique n’est pas sorti tout entier sans doutedu cerveau d’Arkwright; mais c’est à son génie, à sa persévérance qu’est due samise en action, ainsi que scs premiers comme ses plus grands perfectionnements.Pondant toute la première partie du 18° siècle, il y avait dans le Lancashire unegrande demande pour le lîl de coton qu’on filait à la main, et qui s’employaitprincipalement alors pour former la trame d’une étoffe dont la chaîne était enfil de lin ; les idées de tous les fabricants étaient dirigées vers l’avantage qu’il \aurait à pouvoir fder le coton par des moyens mécaniques expéditifs. Un nomméJohn Wyat se crut sur la voie d’y parvenir, et dès 1758 il prit, sous le nom deson associé Lewis Paul, un brevet d’invention pour une machine à cylindresdestinée à filer la laine et le colon ; ses essais demeurèrent infructueux et furentbientôt abandonnés. En 1767, de nouvelles expériences furent commencées parun fabricant de peignes à tisserand, nommé Thomas Ilighs, qui fit établir quelquesmachines imparfaites par un horloger de Warington du nom de Hay, lequel futplus tard employé aussi par Arkwright lui-même. Dans cette même année untisserand nomme Hargrcavcs avait construit des métiers à filer qu’il appela spin-ning-Jemys (Jcauncttes-lilcuscs) où plusieurs fils étaient filés à la fois; un char-riot en reculant allongeait des mèches préparées à la main. Quoiqu’il en soit,l’invention fondamentale de la filature mécanique est due à Arkwright : cetteinvention consiste principalement dans l’application d’un système d’étirage, aumoyen de paires successives de cylindres, dont les premiers fournissent le colonplus lentement que les suivants ne l’entraînent, ainsi que cela est décrit dansle texte de cet ouvrage. Son premier brevet fut pris en 1769, il en prit un nou-veau en 1775 pour de nombreux perfectionnements apportés à sa première in-vention, ainsi que pour une série de machines destinées à préparer le colon. Verscelle dernière époque, Samuel Eromplon, de Rollon, faisant une heureuse coin--