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Tome I.
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COMMERCES INTÉRIEUR ET EXTÉRIEUR COMPARÉS.

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On peut donc conclure qu’en tout pays c’est la consommation intérieurequi fait la prospérité de la production. Pendant plusieurs années, enFrance, toutes nos communications avec l’étranger ont été interceptées,notre marine a été détruite, nos colonies ont été perdues ; et, malgré toutcela, lorsque notre administration intérieure n’a pas été trop mauvaise, lors-qu’il n’y a pas eu des confiscations , des réquisitions, des levées d’hommeset d’argent exagérées, la France n’a pas cessé de prospérer ; et, ce qui enest une preuve, sa population n’a pas cessé de croître. Nous verrions bienautre chose encore si les communications intérieures étaient plus faciles,les chemins praticables en tous sens, jusqu’aux moindres hameaux, et lestransports rendus très peu coûteux ; comme cela arrivera une fois quandun régime véritablement municipal sera introduit, quand la nation seraplus généralement éclairée sur ses vrais intérêts, et que ses capitaux se-ront exclusivement employés à ce qui est utile.

Je sais que le commerce extérieur est favorable à certaines productions,cl qu’il y en a même plusieurs qui n’ont de débouchés que par l’exporta-tion; mais je désire que Ton ne croie pas l’importance de ce commerceplus grande qu’elle ne Test réellement. C’est l’industrie intérieure qui favo-rise le commerce extérieur plutôt qu’elle n’en est favorisée. C’est lorsqueles manufactures savent créer les produits fort utiles à très bon marché,que le commerce trouve à les vendre aisément. Il sert tout au plus à lesfaire connaître là où ils ne sonlpas répandus; mais pour qu’ils se répandentpromptement, pour que leur usage devienne une habitude, c’est unique-

jusqu'à la dernière transaction du négociant qui s’est chargé de l'exportationdu produit confectionné*. Des matières qui passent successivement de la maiud’un producteur dans celle d’un autre producteur ne constituent pas une pro-duction égale à toutes ces ventes successives. Chaque producteur rembourse lesavances de son prédécesseur et sera remboursé par celui qui lui succédera; maisil n’y a de valeur produite que la façon donnée par chacun d’eux, que je supposereprésentée par leurs profits. Or, dans dix millions de draperies exportées, iin’y a que dix millions de profits gagnés, de création de valeur répartie dans lanation. Il n’y a pas non plus un capital employé supérieur aux dix millions qu’onsuppose employés à toutes ces transactions; car aussitôt qu’une avance est rem-boursée par un nouveau producteur, son prédécesseur n’est plus en avance eipeut consacrer son capital à une nouvelle opération.

M. llsiiet, Questions comme/ dates, p. 111,