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Tome II.
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cinquième; partie.

CHAPITRE VUE

mais il montre aussi à quel degré de prospérité peuvent s’élever les na-tions quand elles joignent à Part de produire la fermeté nécessaire pourréclamer de bonnes lois.

CHAPITRE VIII.

Des profits que font les entrepreneurs d’industrie en particulier.

Après avoir cherché à connaître ce qui influe sur la portion plus oumoins grande qu’obtiennent les industrieux de tous les ordres dans lesrichesses produites, apprenons à connaître les causes qui font croître oudiminuer les profils de cette portion de la classe industrieuse qui se com-pose de chefs d’entreprises. Permettez-moi de vous rappeler qu’on appelleainsi les hommes qui produisent pour leur compte. Il y a de fort grandesentreprises qui mettent en mouvement d’immenses capitaux et un nombrede bras considérable. Il y en a de fort petites, où le chef n’a pour capitalque quelques francs, et n’emploie d’autres bras que les siens. Il n’en estpas moins entrepreneur, puisqu’il produit pour son compte , et que sonprofit dépend de la valeur du produit qui résulte de ses soins.

Telle est la classe des producteurs dont nous allons examiner les pro-fits’.

Les causes principales qui diminuent l’offre du service d’un entrepre-neur, plutôt que l’offre du service de tout autre industrieux, sont, d’unepart, les capacités, et, d’une autre part, les capitaux nécessaires pourfonder et conduire une entreprise avec succès. L’une de ces deux condi-tions venant à manquer à un homme, il devient incapable de remplir lesfonctions d’un entrepreneur d’industrie ; et outre que ces deux conditions

‘ M. MacCulIoch, professeur d’économie politique à l’université de Londres,dans un Commentaire qu’il a publié sur la Richesse des nations de Smith, enparlant du profit des capitaux, dit que c’est ce qui reste à un entrepreneurapres que son capital a été rétabli , et qu'il a été indemnisé de la peine qu'il aprise pour la surintendance de l’entreprise. On voit qu’il y a ici complicationdu service rendu par le capital et par le travail de l’entrepreneur. C’est seu-lement rimportance du gain qu’il doit à son travail et à son intelligence qu’ils’agit d’évaluer ici ; or ce gain n’est pas toujours proportionné à son capital.