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Tome II.
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CHAPITRE XVI.

H-2 CINQUIÈME PARTIE. -

vues et les infirmités du vieil âge. Les miracles de l’industrie humainesont faits pour enfler notre orgueil ; mais la débilité de notre être semblefaite pour le tempérer.

On a cru, trop légèrement peut-être, que le bas intérêt était un signeassuré delà prospérité du commerce; on Ta cru, parce qu’on supposaitqu’il indiquait toujours une grande abondance de capitaux. Mais le basintérêt peut naître aussi bien de la rareté de la demande que de la quan-tité offerte des capitaux. On demande peu d’une chose dont on ne peuttirer qu’un médiocre parti. Il est entendu qu’il ne faut tenir compte de lademande des capitaux que lorsque l’emprunteur offre au prêteur toutesles sécurités désirables. Toute autre demande n’est pas effective, ne peutêtre suivie d’aucun effet.

Or, une demande effective ne saurait avoir lieu dans bien des circons-tances diverses. Le gouvernement est-il absolu? se livre-t-il à l’impulsiond’un premier mouvement, comme celui de Napoléon, surtout vers la fin?.vous verrez l’intérêt descendre à un taux fort bas. Une résolution capri-cieuse, intempestive, peut alors changer toutes les données et dérangerles combinaisons les plus méditées. L’industrie, encouragée au commen-cement de son règne, ne tanîa-pas à se voir contrecarrée par des guerressans motifs raisonnables, par des mesures fiscales sans garanties. Quelmotif aurait-on eu pour payer chèrement le loyer d’un instrument qu’onn’avait aucun moyen d’employer avec sécurité? '

Plus tard, une paix générale favorisa d’abord toutes les spéculationscommerciales; mais la concurrence fut trop grande, l’expérience manquait;le bouleversement politique du monde entier rendait trop incertains lesbesoins et les ressources des différents pays ; il y eut peu de sûreté dansles entreprises ; l’intérêt fut encore très bas ; mais les capitaux à placer setrouvant fort abondants, ils refluèrent dans les emprunts des gouverne-ments, dans les opérations des compagnies financières et dans des cons-tructions d’édifices de tous genres ; et il y eut beaucoup d’avances perduesqui ne l’auraient peut-être pas été si l’économie sociale eût été plus géné-ralement entendue.

Quand la situation d’un pays, ses besoins et l’état de son industrie peu-vent rendre profitable l’emploi d’une certaine somme de capitaux, le tauxde l’intérêt s’élève d’autant plus que les capitaux disponibles sont moinsconsidérables, et il s’abaisse d’autant plus qu’ils sont plus abondants parrapport à la qnantité réclamée. Mais nous devons ici, messieurs, asseoir